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A la une / Actu-Alger

Le cynophile Karim Chabour à “Liberté” :

“Le marché des chiots a explosé ces dernières années à Alger”

©D. R.

Le cynophile Karim Chabour, qui est en contact permanent avec les chiens depuis la fin des années 1960, nous livre dans cet entretien comment s’est développé le marché des animaux de compagnie en Algérie.  

Liberté : Veuillez vous présenter aux lecteurs de Liberté
Karim Chabour :
Je m’appelle Karim Chabour, j’ai vécu près d’une cinquantaine d’années au contacte du chien, et ce n’est qu’en 1992 que j’avais adopté mon tout premier animal de compagnie, en raison de l’exiguïté de la maison parentale. En revanche, je “dévorais” toutes les revues si rares à l’époque et qui dissertaient sur la vie de “Nos amis les bêtes”.

Comment est née en vous la passion pour le Chien ?
Depuis mon enfance,  j’ai de tout temps nourri l’envie d’être si près du chien. D’ailleurs je ne pouvais passer devant un toutou sans éprouver l’envie de caresser son pelage, notamment  les “clébards” de mes amis, d’où le contact permanent avec le chien depuis l’an 1965. Donc, le désir d’être un jour cynophile s’était déclaré en moi sur le rivage de Tamentfous (ex-La Pérouse), le jour, où je n’avais pas hésité un instant à caresser un chien bouledogue en dépit qu’il était trapu aux mâchoires proéminentes, donc repoussant. D’où le déclic pour l’amour du chien, puisque ce jour-là, je venais de réussir au test du parfait cynophile. Outre cela, j’allais régulièrement avec mes camarades du Ruisseau, au centre de dressage qu’était situé sur l’avenue des Trois-Frères-Bouadou au lieu-dit Ravin de la femme sauvage à Oued K’nis. Là, je restais durant de longues séances de dressage, à admirer le dompteur face à la bête. Si tant et de passionnantes séances de domestication, que je m’étais résolu à avoir un animal, le jour où mes parents s’étaient installés à Bouzaréah. Ce qui fut fait, à l’image de mon premier amour de chiot femelle, une bergère allemande baptisée Kissy.

Le chien est-il votre première passion ?
Certes que je ne connaissais rien aux chiens, néanmoins, j’emmenais Kissy au Lido à Mohammadia (ex-Lavigerie), où elle s’épanouissait dans le pré de la Société algérienne du chien berger allemand, par abréviation la Sacba, conçue sur un terrain de la Garde républicaine. Pour l’information, la Sacba n’est pas affiliée à la Fédération cynophile internationale, la FCI et à ce titre, le livre des origines algérienne, le « LOA » n'a aucune valeur.

Parlez-nous du premier titre que vous avez remporté ?
C’était en l’an 1993 où j’avais inscrit Kissy au concours intitulé “Caractère et beauté” dans la classe 6/9, soit dans la tranche d’âge de 6 à 9 mois. À ce sujet, l’âge requis à la participation est fixé à 4 mois révolus. Et au final des délibérations du jury que présidait un juge français d’audience internationale, ma chienne Kissy a était élue lauréate championne d’Algérie sur la première marche du podium. Et pour, Kissy plaisait car elle avait de l’endurance et était esthétiquement musclée. Et depuis, je n’ai eu de cesse d’accumuler des prix qui s’ajoutaient à l’amour que j’ai pour le chien, a telle enseigne que je faisais aussi des jaloux autour de mois pour le novice que j’étais. Ultime distinction, mon doberman Pamela a obtenu le premier prix du Brevet de travail allemand, faisant de ma bête, la meilleure en Algérie (quatre fois championne d’Algérie) (c’est le seul doberman qui a obtenu son brevet de travail en Algérie).

Est-ce qu’il existe une association de cynophiles ?
Des cynophiles ? Il y en avait beaucoup au centre du Ravin de la femme Sauvage, où les amoureux du chien y venaient pour le cadre convivial, voire familial et qui relevait de la tutelle de la Sacba, pour que les intérêts moraux et matériels des cynophiles soient défendus au mieux. Notamment, l’élevage qui se devait d’être canaliser et contrôler du point de vue de l’éthique et de l’authenticité du pedigree.  
À ce titre, un propriétaire d’une femelle est considéré comme un éleveur au moyen d’un certificat de naissance de pedigree. C’est dire l’impératif de se regrouper en association qui implique également la nécessité d’adhérer à la Sacba. D’ailleurs, j’avais vite fait d’adhérer à la Sacba à la naissance d’Outchka, la femelle de Kissy pour être reconnu en qualité d’éleveurs. Rappelons au passage qu’Outchka, berger allemand femelle, est championne d’Algérie du 1er brevet de travail allemand contre 4 mâles en 2000 au centre d’Ouled Fayet. Je dois ajouter que j’ai obtenu, deux diplômes à l’occasion  des journées cynophiles à Ouled  Fayet, médaille de meilleur cynophile algérien  et le premier diplôme du meilleur cynophile.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’élevage?
Or, ce n’était plus cas de nos jours, du fait que la Sacba a vite fait de dévier de ses prérogatives, ce qui explique ma démission en 2001 pour incompatibilité d’entente avec l’actuel président. Pour l’exemple, les statuts de la Sacba sont foulés aux piedx, d’où le malaise qui a engendré une rupture de confiance avec le président. Pire, l’esprit de favoritisme ainsi que la tricherie et les hausses unilatérales des frais d’adhésion ont occulté les idéaux nobles qui devaient être priorisés pour le bien du chien, ce compagnon fidèle de l’homme. Autre dilemme, nul ne s’aventure à dénoncer le climat délétère du monde de l’élevage et du dressage, sous peine du retrait du livre du pedigree algérien par le ministère de l’Agriculture. 

Est-ce qu’il y a un marché officiel de chiots ?
Sachez que ce n’est plus le chien qui intéresse toute une faune de prétendus cynophiles qui gravitent autour de l’animal, mais l’argent ! Ces gains faramineux que le chien rapporte, étant donné qu’avant, le chiot mâle coûtait 19 000 DA et la femelle était estimée à 15 000 DA. De nos jours, tout va très vite, du fait que la femelle au plan biologique et maternelle, n’a que deux portées par an. D’où la hausse du prix d’achat d’un chiot mâle qui est fixé de 50 000 à 100 000 DA, au motif que c’est un chien d’une race d’exception la plus répandue dans le monde et si ressemblant avec son cousin le chien-loup. Au demeurant, l’argent a occulté l’amour du chien. Tout bien considéré, l’élevage n’est plus possible, du fait que les sessions de dressage sont excessivement onéreux et l’alimentation l’est d’autant cher, d’où l’entrée en lice de l’afflux d’importateurs véreux qui cèdent le sac de croquettes au prix ahurissant de 6000 à 15 000 DA, tout dépend des marques. Pour conclure, il ne faut jamais donner du chocolat à un chien, car c’est mortel. Le vétérinaire vous en dira plus.

L. N.


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1 réactions
nouari019 le 08/08/2016 à 6h58

très bien cet amour pour les chiens ,moi même j'aime les bêtes , mais je crois que chez nous nous grillons étapes ,pensé d'abord aux être humain qui vivent dans la précarités misère total ,nous algériens il ne faut pas déteindre sur les occidentaux qui font de leur chien l'équivalent a l'homme bref...

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