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La Casbah

Le mausolée Sidi H’lal à l’abandon

Bien que faisant partie intégrante de notre patrimoine, le mausolée du saint Sidi H’lal est totalement délaissé. © D.R.

Autant Sidi H’lal est adoré et choyé par ces longs défilés de ziarate (visites) d’anonymes citoyennes et citoyens lambda, autant il est resté à l’écart durant toutes ces festivités folkloriques de ce mois du patrimoine. S’il en est une preuve d’un abandon de la part de ceux-là même qui sont en charge de la gestion des biens culturels protégés, celle-ci est à chercher dans la rouillure d’une chaîne rongée et lovée autour d’un cadenas, qui interdit l’accès au mausolée du saint Sidi H’lal. Situé au fin fond de la rue Tamar-Chafaî (ex-Fonderie), perpendiculaire à la rue Mahfoud-Baraba (ex-rue de Bab El-Oued) et attenante à la façade latérale du lycée Emir-Abdelkader (ex-Bugeaud), le mausolée du saint Sidi H’lal est établi à l’angle droit de l’impasse Lalahoum, où il ne subsiste rien au souvenir de la guérisseuse de fièvre dite Lalla Heuma, a-t-on su de M. Babaci Belkacem, chercheur en histoire. Du reste, les ruines de douerate et la poussière des vestiges, ont concouru à l’ouverture d’un immense parking, où l’offrande d’une poignée de sel que jettent les visiteurs ici et là au pied de la palissade, atteste de l’existence du mausolée d’un saint. Seulement et vu à travers l’interstice du portail hermétiquement clos, il n’y a nulle présence d’un préposé à l’entretien du dahir et du mausolée, a-t-on su de B. B., le “parkingueur” de l’îlot Lalahoum, sinon attendre qu’un voisin consente à vous ouvrir la porte. Ou alors, vous ne pouvez pas avoir accès au mausolée de Sidi H’lal, étant donné que ce mur de clôture fut édifié à l’initiative personnelle des riverains de l’immeuble récemment construit à proximité du mausolée de Sidi H’lal, afin de dissuader les cortèges de visiteurs accusés de faire dans la sorcellerie. Alors, ne pouvant avoir accès au mausolée, c’est au pied du mur de clôture que les visiteurs jettent leur sel et en reprennent un peu, comme le veut la tradition, mais sans pour autant allumer un cierge à la mémoire du saint. Au demeurant et quand bien même nous étions munis d’un ordre de mission, “se recueillir” au chevet du monument funéraire de Sidi H’lal demeure donc subordonné au bon vouloir du voisinage, alors qu’il aurait été judicieux de procéder à la nomination d’un préposé au gardiennage du dahir, comme il y en a tant au mausolée de Sidi Abderrahmane Ethâalibi à la rue Bencheneb (ex-Marengo) : “La dame qui s’occupait de l’entretien du dahir depuis 1964 est aujourd’hui décédée, sans qu’elle fut remplacée”, nous a dit ce sympathique forgeron très au fait de l’actualité de l’îlot Lalahoum. Bien sûr et sans que l’on porte préjudice à la quiétude du voisinage, les services du ministère de la Culture auraient gagné en sympathie et en baraka, s’ils venaient à mettre en place un système de gardiennage à même de perpétuer le rituel de Sidi H’lal qui fait partie intégrante de notre patrimoine immatériel.  

   L. N.

 


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