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Conférence sur les faces cachées de l’internet

Le P/APW d’Alger tire la sonnette d’alarme

La forte dépendance à l’internet s’est avérée dangereuse pour la formation psychologique et physique de l’enfant. ©D. R.

Il insistera sur le fait que la Toile, malgré ses bienfaits et ses avantages, foisonne d’un contenu indésirable et dangereux, notamment pour les écoliers et les enfants.

“Les effets de l’internet sur les jeunes, les écoliers et les enfants”, tel est le thème de la conférence organisée mardi par l’APW d’Alger au Cyberparc de Sidi Abdellah à Rahmania. Placée sous le patronage de la ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la communication, cette rencontre dont les travaux étaient ouverts par Karim Bennour, P/APW, se veut un espace de réflexion sur l’influence de la Toile sur l’éducation et la culture des jeunes. Pour la circonstance, ce rendez-vous a regroupé des experts, des représentants de plusieurs secteurs de la jeunesse, de l’éducation nationale, de la santé,  de la DGSN, etc. Le président de la commission de préparation de ladite conférence Mohamed-Tahar Dilmi a souligné à l’entame des travaux que cette rencontre, première du genre, devra servir de base pour amorcer le travail préventif et de sensibilisation qui sera lancé sur le terrain. Lors de son intervention, Mme Zohra Derdouri,  ministre des PTIC a rappelé d’abord les efforts déployés par son département, et ce, pour développer et généraliser l’outil internet qui est devenu un moyen incontournable de communication, d’éducation et d’apprentissage. La ministre  indiquera encore que le chat et l’e-mail sont en passe de supplanter le téléphone dans les relations entre jeunes notamment. Pour cela, l’État a mis, dit-elle, de gros moyens pour mettre cet outil de communication à la portée de tous les citoyens. La représentante du gouvernement brossera, chiffres à l’appui, l’évolution de l’internet  en Algérie. Elle annoncera que durant ces cinq dernières années, soit de 2010 à 2015, l’accès s’est multiplié par six. Le taux de pénétration de l’internet qui était en 2013 de 6% est passé, précisera-t-elle, à 24%. Et d’ajouter qu’il y a environ sept millions d’accès internet sur le territoire national avec la connexion partagée dans les foyers. Poursuivant son intervention pour annoncer qu’il y a sept millions d’Algériens qui ont ouvert des comptes sur le réseau social Facebook. Ces chiffres donnent matière à réflexion pour les experts en charge de la protection des utilisateurs de la Toile. Puis que les dégâts de l’utilisation inappropriée de la mention “Like” sont incommensurables et sur la personne et sur la société. Tout en insistant sur l’importance de ce média, Mme Derdouri plaidera pour une charte de l’usage de la Toile, et ce, pour protéger les utilisateurs et notamment les écoliers et les enfants. À ce titre, la ministre ne manquera pas de faire la promotion du produit d’Algérie Télécom intitulé “Fi@mane”, le contrôle parental sur les contenus inappropriés des sites, pour limiter les risques liés à la connexion. Ce dispositif permet, dit-elle, de filtrer et d’exclure des sites indésirables. L’autre exposé qui a retenu l’attention des participants est celle de Guellil Abdelouahab, directeur de l’académie Alger ouest qui a axé son analyse sur les dégâts de la mauvaise utilisation de l’internet chez les enfants scolarisés. M. Guellil tire la sonnette d’alarme, en soulignant que les surfeurs enfants vont crescendo en Algérie, à l’instar des autres pays. D’où tout l’intérêt de plancher sur l’autre face cachée de la Toile. Puisque l’internet, malgré ses bienfaits et ses avantages, foisonne du contenu indésirable et dangereux. Avant de développer son argumentaire, le directeur de l’académie Alger ouest rappelle quelques chiffres liés à l’usage de la Toile : 77%  des enfants utilisant l’internet  sont âgés entre 8 et 13 ans. Autrement dit, ces navigateurs web sont encore en cycle primaire ou moyen.  Son analyse chiffrée relève encore qu’un enfant surfeur sur quatre découvre des contenus choquants durant le surf et rencontre, malgré lui, des personnes malintentionnées. Le représentant du ministère de l’Education nationale imputera sans ambages la régression du niveau scolaire ces dernières années, à la cyberdépendance, avec la complicité des parents qui offrent des smartphones ou des tablettes à leurs enfants.
L’addiction à la Toile empêche l’élève de suivre un cursus scolaire normal, puis qu’il passe le plus clair de son temps à surfer sur les sites. Pour M. Guellil, la forte dépendance à l’internet est dangereuse pour la formation psychologique et même physique de l’enfant. La responsabilité des parents est pointée du doigt. Une chose est sûre : le monde virtuel ne fait pas de cadeaux aux enfants.  Avis aux bons parents.

H. H.


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