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A la une / Actu-Alger

L’informel fait rage à Oued Terfa (Draria)

Les camelots font main basse sur le quartier

Les camelots perturbent aussi bien la tranquilité des habitants que le trafic routier. © D. R.

À Oued Terfa, c’est le jeu du flic et du voleur, puisque les camelots réinvestissent l’espace juste après que les agents de l’ordre public aient tourné les talons.

Les résidents d’Oued Terfa ne sont pas près de se défaire des vendeurs informels ! Même dilemme pour les commerçants légaux, qui n’ont pas fini d’en découdre, eux aussi, avec les camelots, eu égard à son statut d’artère commerçante noire de monde. Du reste, le voisinage tout comme les tenanciers d’échoppes ne connaissent aucun répit. C’en est ainsi chaque jour, du matin au soir, où le piéton doit jouer des coudes pour se frayer un chemin au milieu d’une foule dense. Situé au centre de Draria, Oued Terfa s’est avili au rang de carrefour des camelots, d’où le double impact qui s’en ressent d’abord sur la tranquillité des habitants et le ralentissement du trafic routier. Du reste, le “chaos urbain” génère un manque à gagner pour les commerçants dits légaux. “Oued Terfa est inclus dans le lot des points noirs à l’instar d’El-Harrach, qu’il convient d’éradiquer. Or l’autorité tergiverse et confond dispersion de ces vendeurs informels avec éradication du marché informel. D’ailleurs, plus personne ne prête du crédit à ces opérations dites coup-de-poing ! Pire, l’instruction d’un maire portant dispersion d’un souk informel ne fait que conforter les camelots qu’il s’agit plutôt d’une action épisodique, voire d’une énième opération d’éparpillement vers d’autres endroits, au lieu d’une extraction dure et ferme. D’ailleurs, ces camelots réoccupent vite fait l’espace qu’ils n’ont jamais perdu en vérité, dès que les agents de l’ordre public lèvent le camp, d’où l’intempestif jeu du chat et de la souris, synonyme d’une perte de temps et d’énergie”, a déclaré Boulenouar Hadj Tahar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca). Certes, il y a eu un répit durant la matinée de jeudi dernier, mais qui aurait été de courte durée. Donc, c’était trop beau pour être vrai. En effet, le calme régnait jusqu’à 13h, heure à laquelle la sérénité matinale et la fluidité de la circulation ont tôt fait de céder la place au désordre. “Les camelots ont réinvesti l’espace juste après que les agents de l’ordre public eurent tourné les talons. Inouï ! On aurait dit que ces camelots s’étaient terrés sous terre ou qu’ils s’étaient dissimulés sur les arbres”, a-t-on su d’un citoyen qui déplore ce jeu du gendarme et du voleur. Arrogants et dédaignant l’uniforme, le jeu tourne à chaque fois en faveur des vendeurs informel. Pis, comme si le squat des trottoirs ne suffisait pas au malheur des “Terfaouis”, les propriétaires de mini-camions en rajoutent et viennent narguer les petits épiciers avec leurs BFM si pleins de légumes et de fruits. “Trop c’est trop ! L’autorité doit être présente pour dissuader ces camelots au moyen de l’ouverture d’un poste de police de proximité”, a déclaré ce citoyen. Décodé, le message est clair : “La lutte contre l’informel ne doit pas être un simple effet de campagne, mais au contraire, une lutte de tous les instants.” Tout bien considéré, l’informel a horreur du vide, qui lui permet de se relancer. “C’est le cas au niveau des récents sites de relogement à la périphérie de la Mitidja, où il n’y a pas de marché de proximité. À ce titre, ces sites offrent d’excellentes rampes de lancement à l’économie parallèle. Donc, le mieux est d’accélérer la livraison des 40 marchés de proximité qui restent à livrer pour la capitale. Sachez en outre que le camelot se fait discret aux abords des marchés de proximité”, a conclu M. Boulenouar.


Louhal Noureddine

 


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