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A la une / Actu-Alger

L’entrée en vigueur des nouvelles modalités d’exploitation de l’activité de taxi

Les chauffeurs de taxi d’Alger exigent des solutions aux embouteillages

© Yahia/Liberté

Ils demandent l’ouverture des voies réservées exclusivement aux taxis et bus de transport en commun, à l’exemple de celle qui était aménagée par le passé rue Didouche-Mourad.

À l’instar de ceux des autres wilayas, les chauffeurs de taxis d’Alger viennent d’être rappelés à se conformer aux dispositions de l’arrêté ministériel du 14 août 2016 et ce, depuis le 31 octobre dernier, date d’expiration de la période d’observation fixée par le texte réglementaire. Lequel arrêté publié au Journal officiel n° 58 du 5 octobre 2016, traite dans le détail les modalités d’exploitation de l’activité de taxi. Après ce round de préparation et d’adaptation pour s’y conformer, les chauffeurs de taxi doivent désormais observer rigoureusement les articles du nouveau texte réglementaire. Il s’agit entre autres, des dispositions liées à la tenue vestimentaire obligatoire du taximan, des rapports à entretenir avec les clients… En fait, il est question d’un retour aux règles élémentaires inhérentes au métier de taximan et qui étaient observés dans les années 1970 et début 1980. Contactés par nos soins, des chauffeurs de taxi d’Alger ne trouvent pas d’inconvénient à s’y conformer du moment que ces règles promulguées viennent en fait améliorer la relation taxieur-client.
Ils interpellent pour cela les autorités compétentes à y réfléchir et trouver des solutions sérieuses et durables au calvaire interminable des bouchons. Cette situation qui perdure depuis des années se répercute négativement, disent-ils, sur la rentabilité de l’activité des chauffeurs de taxi. Ces derniers passent des heures sur un tronçon de moins de 10 km sur une voie express. “Comment rentabiliser une course de 100 DA, après avoir vécu un calvaire de plus d’une heure sur un tronçon de moins de 10km? Qui va payer l’usure de la voiture? La pièce de rechange coûte excessivement cher”. Ainsi, l’article 24 de l’arrêté stipule le retour de la tenue vestimentaire. C’en est fini, du moins sur le… “papier” de la tenue dite débraillée et l’indécent port de tong de plage.  Alors et pour faire “classe”, le taximan se doit d’être élégamment vêtu et se défaire du langage de charretier qu’on ne connassait pas d’habitude chez nos taximen. Pour l’exemple et quand bien même il est prescrit à l’alinéa 6 de l’arrêté : “Aider les personnes âgées ou handicapées à monter et à descendre du véhicule et à porter leur bagage”, force est d’admettre que nos taximen ont toujours été aux petits soins avec nos mamies et nos papys ainsi qu’avec les personnes invalides. Outre qu’il se doit d’apporter une once d’humanisme au métier, le taximan doit satisfaire également à l’obligation d’afficher le tarif en vigueur au gré du taximètre, tandis que “le bagage de l’usager n’est admis dans la malle du taximan que dans la limite de 15 kg” selon l’alinéa 6 à l’article 24. C’est dire qu’il va y avoir de la contrainte dans l’air pour le taxieur, celle de faire acte de présence et d’émarger dorénavant aux “fantomatiques” stations de taxis éparpillées rue Didouche-Mourad ainsi qu’à l’angle de la rue Balay, perpendiculaire à la Place Maurice-Audin et à la méga station de la Place du 1er-Mai pour ne citer que celles-là. Est-ce à dire que c’est la fin du mythe “Help taxi !” ou “Taxi êtes-vous libre ?” Assurément oui ! Du fait que désormais, le choix de la destination n’est plus l’apanage unique du taxieur qui s’en trouve ainsi dessaisi à la faveur de l’article 26, alinéas 1 et 2 : “Le conducteur de taxi ne doit pas refuser ou choisir des courses lorsqu’il est libre et de faire usage de moyens audio et audiovisuels sans l’assentiment du client”, ce qui n’est pas l’avis de la plupart des taxieurs que nous avons interrogés : “Contrairement aux idées reçues, il n’y a jamais eu l’usage de CD d’un genre musical honni. Donc, c’est de l’intolérance, du fait que ce n’est qu’un programme de nos stations qui ont pignon sur les ondes radiophoniques qu’on écoute en mode sourdine” a-t-on su du taxieur B. H., que nous avons rencontré sur l’itinéraire d’El Madania vers Oued K’nis du Ruisseau. Alors, à d’autres, sommes-nous tentés de dire, étant donné que ces mesures ressemblent en tout point de vue à du “réchauffé”! Donc, ce qui s’apparente à du déjà lu et entendu de par le passé, soit à la fin des années 1990 et qui n’avaient  pas trouvé preneur auprès de la corporation des taxieurs. Du reste et face à la fronde des taxieurs, l’autorité compétente, on s’en souvient, avait jeté l’éponge et depuis, l’anarchie s’en est allée crescendo jusqu’à l’apparition du phénomène de la course rémunérée à la “koursa”: “Si on doit céder le choix de l’itinéraire au client, en revanche, l’autorité doit satisfaire à l’obligation d’ouvrir des voies réservées exclusivement aux taxis et bus de transport en commun. Autre nouveauté à l’avantage de la santé de l’usager,  “le chauffeur de taxi doit s’interdire de fumer à bord du véhicule”. À ce sujet, et en plus du contrôle technique du véhicule, l’exploitant du taxi se doit de satisfaire à son propre contrôle médical s’il est âgé de 55 ans et plus.
Pour le reste, l’usager ne demande qu’à voir et évaluer l’application de telles mesures au niveau mêmes des stations de taxis, dont celles d’El Biar à l’intersection de la Place J.F.-Kennedy et de la station en folie de la Place des Martyrs sise à proximité de la future station muséale du métro d’Alger. Alors, wait and see ?    


Louhal N.

 


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