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A la une / Actu-Alger

Hôpital de Aïn Taya

Les médecins réclament plus de sécurité dans les services

Dans la soirée mardi dernier nous avons fait un tour à l’hôpital de Aïn Taya ouvert à tous les citoyens, souffrant ou qui  sont dans le besoin de soins urgents.
Il était 21 heures passées, quand on s’est frayé difficilement un chemin  pour arriver au bloc des urgences de chirurgie. La route menant aux urgences était encombrée ce soir- là. À notre arrivée et par coïncidence, une ambulance de la Protection civile transportant un blessé grave, a  trouvé du mal pour accéder au service des urgences  chirurgie. Le chauffeur de l’ambulance a difficilement pu contourner   des voitures venant en sens inverse et autres véhicules garés. Une fois arrivé à la porte des urgences, les éléments de la Protection civile font entrer le blessé laborieusement jusqu'au box des interventions où trois médecins assurait les soins.  Le service était débordé.  L’agent de sécurité était seul, ne pouvant pas assurer son travail vu le nombre impressionnant des malades et de leurs proches qui affluent au  service. Le bloc du service des urgences comprend trois salles, mais les malades sont reçus dans une seule salle pour d’éventuelles chirurgies. Dans cette chambre, à l’heure de notre arrivée, il y avait le blessé grave ramené par la Protection civile et un autre, un jeune homme qui souffrait de brûlures et à qui on prodiguait les premiers  soins d’urgence.  Un médecin lance aux malades : “SVP on ne peut pas travailler dans ses conditions, prenez place dans  la salle d’attente et chacun  attend son tour. On est là pour vous servir, on va vous soigner tous”. Et d’enchaîner : “Ce n’est pas possible de travailler dans climat pareil”. Ce médecin nous confiera : “Nous sommes trois médecins, nous restons  debout depuis 20h jusqu'à 8h le lendemain. Nous travaillons  dans des conditions extrêmement difficiles”. Un autre médecin nous dira pour sa part : “On travaille la peur au ventre, car il n y a pas de sécurité au niveau du service. On a peur d’être agressé. Certes, la police est présente,  mais on demande plus de sécurité au niveau du service. On aimerait bien voir la présence d’un  policier à l’entrée du service, car nous sommes  en danger. On reçoit des malades qui viennent  de partout. Donc, on ne sait pas ce qui nous attend. Chaque jour on prie le Bon Dieu pour qu’il nous protège. Et le lendemain, on remercie le Bon Dieu pour nous  avoir protégées et avoir accompli notre journée sans incidents”.  Il faut dire que dans chaque service de l’hôpital d’Aïn Taya, ils font ce qu’ils peuvent, face au, rush des malades surtout en cette période estivale où chaque service accueille  plus de malades que durant les autres saisons. Les citoyens rencontrés sur place souhaitent que l’hôpital soit doté de beaucoup plus de moyens, pour satisfaire le nombre important de malades qui y affluent surtout durant la nuit.

N. Z.


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