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Le budget primitif n’est pas voté

L’opposition prend en otage la commune de Baraki

D’un montant de 147 milliards de centimes, le budget 2015 de la commune de Baraki fait l’objet de chantage. ©Liberté

La plus grande commune d’Alger, avec ses 27 km2, vit une situation hémiplégique, les programmes de développement local sont à l’arrêt.

à deux jours de la clôture du deuxième mois de l’année en cours, le budget primitif de la commune de Baraki n’est pas encore adopté, encore moins examiné par les membres de l’Assemblée populaire communale. La dernière plénière de l’assemblée consacrée notamment au BP de la commune s’est tenue mardi.
Elle fut houleuse et s’est terminée en queue de poisson. Les élus se réclamant de l’opposition ont quitté la salle avant même la levée de la séance par le maire, a-t-on appris de sources concordantes. Ces opposants à l’exécutif ont encore une fois rejeté l’ordre du jour proposé, l’examen du budget primitif et le bilan des exercices 2013 et 2014. Se complaisant dans leur position de contestation, ils revendiquent entre autres la présentation des bilans des deux dernières années devant la population locale. “C’est du jamais vu. Réunir l’ensemble de la population pour débattre de la gestion des projets relève de l’utopie. Aucune loi n’a prévu une telle revendication. Ils cherchent, en fait, à créer et faire perdurer une situation de crise au détriment des intérêts des habitants qui attendent l’avancement des projets, notamment ceux relevant du cadre de vie. C’est une nouvelle diversion”, confiera une source proche de l’APC. Une fois le budget primitif 2015 adopté, Baraki sortira de cette situation hémiplégique, puisqu’il est question de financer notamment le fonctionnement, les équipements ainsi que les autres programmes liés au développement et à l’amélioration du cadre de vie de 130 000 habitants. Rappelons au passage que Baraki est considère comme la plus grande commune de la wilaya d’Alger, avec ses 27 km2. Son budget de 2015, qui est estimé, dit-on, à plus 147 milliards de centimes, fait actuellement l’objet de chantage, puisque la majorité qui était aux commandes de cette commune depuis les élections de 2012 s’est fragilisée. Cinq membres de cette majorité de 19 élus ont rejoint les quatorze autres membres de l’opposition. Il s’agit de trois représentants du MPA, 1 du parti Fadjr et un autre élu du RND.
L’exécutif de cette assemblée était animé par dix membres RND, trois élus FFS, avec trois sièges pour le MPA et trois autres pour le parti Fadjr. Quant à l’opposition, elle est formée de quatorze membres (9 sièges FLN, 4 du HMS et un siège pour Fadjr). Depuis, l’exécutif fait face une situation paraplégique. Cependant, quelle mouche a piqué ces élus de la majorité pour changer de camp, après avoir siégé durant trois années dans l’exécutif (vice-présidence et présidence de commissions) ? Pour paraphraser un citoyen du quartier de Bentalha, ces élus découvrent, à deux ans de la fin de mandat, les bienfaits et les avantages de l’opposition.
Il faut rappeler que l’examen du budget primitif a fait objet de plusieurs reports. Le budget de Baraki devait être examiné le 14 décembre 2014. Mais en raison du relogement des occupants du plus ancien baraquement dans la capitale, Dar El-Baraka, l’adoption du BP a été reportée. Depuis, les plénières programmées pour les 8, 29 janvier et 24 février 2015 ont, toutes, fait l’objet de rejet par l’opposition. Les 147 milliards de centimes du budget une fois adopté devront financer l’équipement et le fonctionnement (les salaires et les consommations d’usage). Il réglera également toutes les opérations d’entretien des écoles, des mosquées, des bâtiments, des espaces verts, de la voirie et des routes. En un mot, il s’agit de financer tout ce qui est lié au développement du cadre de vie des 130 000 habitants de Baraki.
Selon des sources sûres, le wali délégué de Baraki avait convoqué dernièrement les membres de l’opposition pour les sensibiliser à l’importance de l’examen et l’adoption du BP. Le wali délégué leur a également rappelé que le wali d’Alger a la prérogative de convoquer une session extraordinaire de l’assemblée populaire pour adopter le BP, conformément aux dispositions 102 et 186 du code communal, puisqu’il est question de l’intérêt de toute une population.

H. H.


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