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A la une / Actu-Alger

FAMILLES OCcupant des logements précaires dans les haouchs

Quelle solution ?

Les familles occupant des habitations précaires dans le désarroi. ©D. R.

“Depuis la fin de l’opération de recensement des familles occupant des logements précaires dans les haouch, rien n’a filtré sur ce dossier.”

Plus de 13 000 familles occupant des habitats précaires dans des haouch attendent une solution définitive quant à leur sort. Elles ont le sentiment d’être abandonnées. Ces familles n’ont été ni régularisées sur site comme prévu dans le cadre du programme dit de relogement du terroir ni relogées dans le cadre l’opération de la résorption de l’habitat précaire dans la capitale.
Les locataires de ces haouch ont émis le souhait d’êtres recasés sur site. C’est ainsi que les services de la wilaya d’Alger ont conçu un programme destiné à cette population, en 2013. L’opération visait à améliorer les conditions de vie des habitants des haouch sur site, sans se sentir dépayser. Le programme en question consiste à reloger les occupants d’habitations précaires dans ces mêmes haouch, en construisant de nouveaux logements décents dotés de tous les équipements nécessaires. Ainsi donc, des bureaux d’études ont été dépêchés en 2014 par les services de la Duch à travers l’ensemble des haouch recensés à travers le territoire de la wilaya d’Alger, et ce, pour identifier et dresser une carte circonstanciée de ces regroupements d’habitats ruraux dans des terrains agricoles. Ces bureaux d’études devaient ainsi concevoir des plans de construction de nouvelles maisons autour du noyau des constructions coloniales. Selon la fiche technique du projet, il est prévu la réalisation des habitations de R+1 avec une courette. Et la région de Heuraoua qui compte le plus grand nombre de haouch dans la capitale, a été choisie comme commune-pilote de l’opération de “relogement tiroir”. Mais concrètement, le dossier n’a pas bougé d’un iota, depuis la fin de l’opération de recensement en 2014.
Ces familles ne savent plus à quel saint se vouer pour voir le bout du tunnel, au moment où d’autres familles occupant des bidonvilles ont été recasés dans des logements décents. L’exemple de la situation des haouch recensés de la commune de Sidi Moussa est édifiant. Sidi Moussa compte la plus grande superficie agricole sur le territoire de la wilaya d’Alger. Sur les 40 km2 de la superficie de cette commune, 33 km2 sont des terres agricoles, soit 33 000 hectares. Pas moins de 900 familles végètent dans des conditions difficiles, dans les haouch Boudoumi, Si Djaffar I et II, Lakab, Mansouri, Naïmi, Rahimi, etc. Selon le P/APC de Sidi Moussa, Allel Bouteldja, ces 900 familles ont émis le vœu d’être régularisées et relogées sur site dans le cadre de l’“opération tiroir”. “Depuis la fin de l’opération de recensement, rien n’a filtré dans ce dossier. C’est le black-out total de la part de la wilaya d’Alger.” Et d’ajouter : “Nous les maires nous avons reçu des instructions fermes de la part de la wilaya d’Alger de n’inscrire aucun projet sur ces sites haouch. Nous souhaitons que des réponses concrètes soient apportées à ce dossier qui moisit encore dans les tiroirs de la wilaya d’Alger.” Du côté de l’APW, ce dossier est toujours à l’étude au niveau des services compétents. “Il a pris autant de temps en raison de la complexité du problème… Des études ont été lancées pour déterminer d’abord la nature juridique du terrain, s’agissant d’un terrain agricole ou domanial ou autres, pour ensuite se prononcer sur le devenir de ces houach qui sont au nombre de 200”, nous a déclaré Dr Safi Abdelkader, président de la commission de l’habitat et de l’urbanisme à l’APW d’Alger.
Il faut rappeler dans le même registre que le wali d’Alger a réitéré, à maintes occasions, sa promesse de prendre en charge ce dossier qui reste tributaire, dit-il, du problème de déclassement des terres agricoles.
Selon des sources au fait de cette affaire à la wilaya d’Alger, ce dossier ne risque pas de voir le bout du tunnel, puisque les mêmes sources ont laissé entendre que le dossier des haouch fait les frais d’un “conflit” technique entre la wilaya d’Alger et le ministère de l’Agriculture qui refuse le déclassement de ces terres agricoles en urbanisables. Le département de Chelghoum Abdeslam cherche, dit-on, à préserver ces terres agricoles qui existent encore sur le territoire de la wilaya d’Alger. Ne lâchant pas prise, ceux qui plaident pour l’aboutissement  de l’opération de “relogement tiroir” y souhaitent l’intervention du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

H. H.


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