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A LA UNE / Actu-Alger

Évocation

Qui se souvient du “Roi de la loubia” ?

Le fourneau du Sultan de la loubia s’est éteint à l’automne de l’existence de Ali Khelil Amar, alias Ali El-Moro, à l’âge de 78 ans. Connu et apprécié sous le sobriquet du Roi de la loubia par les gourmets du tout-Alger, l’ami des petites gens s’en est allé l’âme en paix dans la grisaille du mois d’octobre 2014. Et depuis, l’enfant de l’antique Hippone repose ainsi du sommeil du juste, après qu’il eut régalé des générations durant, de son inégalable plat de haricots blancs à la sauce rouge pimentée aux épices du terroir. Établi dans une gargote de la taille d’un prieuré situé à la limite de la rue Mohamed-Sidhoum et à l’estuaire de la venelle Ahmed-Chaïb (ex-rue Tanger), Malik El-Loubia faisait bien des envieux à l’instar de l’autoproclamé Imbrator de la loubia, qui n’a d’ailleurs pas fait long feu de sa tabouna (réchaud) sur l’avenue Slimane-Amirat à Bir Mourad Raïs. Ici, où l’enseigne renseigne sur la gastronomie du pauvre, El-Moro, ce natif de la Coquette, disait qu’il était “tombé dedans étant petit” pour inscrire la loubia el-hamra au patrimoine de l’art culinaire de chez nous. En témoigne l’article de presse collé au mur où il est écrit : “J’ai mis les pieds dans le plat il y a déjà 50 ans” pour offrir un bol de régal à tout ce qu’Alger comptait d’ouvriers, de fonctionnaires et de voyageurs de passage. Ultime volonté testamentaire d’El-Moro : À sa mort, l’échoppe de t’bikh est restée ouverte et le bol de loubia était gracieux. Adieu El-Moro ! Ceux qui se délectaient d’un bol de loubia avant une projection d’une séance de cinéma aux avoisinantes salles Dounyazad, le Marivaux et la Cinémathèque ne t’oublieront jamais.

L. N.


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