A la une / Actu-Alger

Bab El-Oued

Revoilà la pomme d’amour

On en trouve encore de nos jours une de ces douceurs devant laquelle on salivait ! Celle que l’on admirait toute collée sur la s’nioua (plateau) que portait sur sa tête le marchand qui ameutait la houma (quartier) à la criée. Enrobée d’une coque de sucre gélifiée, on en trouve soit une pomme ou une mandarine après qu'on eut tout sucé. Seulement, et tout comme les bâtons de caramel Zigomar et d’autres bonbons, elle aurait vécu sa traversée de désert avant de réapparaître, comme par miracle, sous les arcades de la rue de Bab El-Oued à la Basse-Casbah, puis au marché de légumes et de fruits de Birkhadem. Elle ? C’est la pomme d’amour que n’ose prononcer le marchand, par pudeur. Oui ! Il y a des mots que l’on ne se dit plus de nos jours et que l’on ne trouve plus sur le pupitre de la maîtresse ou du maître d’école pour cause d’un vocabulaire misérabiliste, voire sinistre !

L. N.