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A la une / Actu-Alger

Oued Béni Messous

Un dépotoir à ciel ouvert

Des éleveurs de volailles jettent leurs déchets dans l’oued en toute impunité. © D.R.

Les éleveurs égorgent, dépècent et vendent le poulet après avoir jeté les abats ensanglantés et détritus dans la trappe de l’oued Béni Messous qui ruisselle de la Mitidja.

Ahurissant ! 140 poulets “emplumés” ont été repêchés dernièrement  du port d’El Djemila sur la côte ouest d’Alger, où ils gisaient dans les fonds marins, a-t-on su d’un membre actif de la fondation Ness El Khir (les gens du bien) qui a été créée en l’an 2010 et qui s’est enrôlée dans les œuvres de bienfaisance ainsi que dans la sauvegarde de l’environnement  : “Plutôt que de les ensevelir dans les champs, les éleveurs de volailles si nombreux aux alentours de l’oued Béni Messous,  jettent ces poulets morts par asphyxie en ces temps de grande chaleur, dans  les trappes qui s’ouvrent sur la buse d’évacuation de ce cours d’eau et de là, la volaille se déverse au port de l’ancienne Madrague. Autre cas préoccupant, ces pollueurs qui ne sont malheureusement pas les payeurs, sont les seuls à connaître l’emplacement de ces ouvertures qu’il faut d’ores et déjà sécuriser pour la protection du littoral et des fonds marins”. En ce lieu, où la vente informelle du poulet est identique à ce qui se fait au lieudit Megtâa-Kheira, les éleveurs égorgent, dépècent et vendent le poulet après avoir jeté les abats ensanglantés et détritus dans la trappe de l’oued Béni Messous qui ruisselle de la Mitidja et qui parcourt la wilaya d’Alger avant de se jeter dans la mer, nous dit-on.  Lancée dernièrement  au port de l’ancienne Madrague d’Aïn-Benian (ex-Guyotville, l’opération intitulée “Algerian Blue Days” a pour optique de rassembler une armée de mains vertes, où qu’elles soient, pour créer une chaîne de solidarité autour de la “lutte contre la pollution marine au titre de l’exercice 2016”.
Le planning scindé en trois week-ends soit les 7, 14 et 21 mai est à consigner au palmarès des jeunots bénévoles de la branche Dzaïr environnemental de  Ness El Khir et menée de concert avec l’apport logistique de la direction de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d’Alger. Pour ce faire, la DJSL a rassemblé tout ce qu’elle compte d’animatrices culturelles et de bénévoles, afin d’insuffler d’abord à l’esprit des tout-petits, l’abécédaire de la défense de l’environnement et les familiariser à “d’insignifiants gestes” de tous les jours, qui contribuent à redonner des couleurs à Dame nature, ô combien fade. Première étape, le port d’El Djamila, où les plongeurs de l’association El-Mordjane de la Madrague et leurs collègues du Club du phare du cap Caxine ainsi que des bénévoles de la fédération de voile, des sports nautiques et subaquatique, se sont jetés à l’eau pour repêcher à l’aide de canoës pneumatiques,  des poulets et autres objets encombrants sous les hourras et les chants aux thèmes variés  de l’environnement qu’entonnait la chorale enfantine : “En plus de la volaille, nos équipes avaient repêché un frigo, une machine à laver et un lot de 700 pneus usagés. Outre cela, une voiture se trouve engloutie à l’heure qu’il est, à proximité de la portion du littoral attenante au cimetière d’Aïn Benian” a tenu à ajouter notre interlocuteur. Authentique ! Mais, comment en est-on arrivé là ? À ce sujet, nous avons contacté un autre membre de Ness El-Khir qui a tenu à préciser : “L’ambigu cas du pneu est lié à la pratique des marins-pêcheurs qui cuirassent les coques de leurs embarcations à l’aide de pneumatiques, afin d’amoindrir d’éventuels chocs contre le quai du port de pêche d’El-Djamila et d’ailleurs. Néanmoins, et dans bien des cas, le cordage  cède et le pneu est emporté par le courant des fonds marins, d’où le cumul de l’amas de pneus dans les fonds marins de notre littoral”.
Autre étape, où les “p’tit mousses” de Ness El-Khir avaient jeté l’ancre aux Sablettes d’Alger, pour remonter à la surface à l’aide de bénévoles patrons de chalutiers et de marins-pêcheurs, l’hallucinant lot ci-après : un tapis de salon, de l’ameublement et des bouts de sachets… si nocifs pour la flore et la faune marine.
Mais comment sont possibles de tels écarts, a-t-on demandé à brûle-pourpoint : “Rien de plus facile, puisqu’il suffit d’un dessous de table versé à la pléthore de gardiens des lieux, pour qu’ils consentent à fermer les yeux sur le déchargement d’objets dits encombrants. D’ailleurs, le site se prête si bien aux pollueurs pour s’adonner à de tels écarts qui passent inaperçus au milieu  de l’incessant va-et-vient de camions  aux alentours des chantiers en cours” a-t-on su d’une source très au fait de ce qui se fait aux Sablettes. la troisième et ultime étape c’était la plage de Palm-Beach, où il n’y avait rien à signaler, si ce n’est les éternels sachets en plastique et les mégots de cigarettes qui altèrent le rivage : “C’est dire que l’enfant a été témoin de nos faits et gestes. À ce titre, force est d’admettre que l’objectif qu’on s’était  assigné est atteint, étant donné que l’excursion à caractère didactique a été bénéfique pour l’enfant, du fait qu’en plus de la couleur de l’horizon bleu, s’étaient ajoutées également les couleurs chatoyantes des planches à voile qui augurent de l’arrivée des beaux jours. En ce sens, l’enfant s’était initié à la protection de la mer et du littoral ainsi qu’à la préservation des fonds marins, dont les ressources halieutiques et ressources en eau. Outre cela, l’enfant qui est le citoyen de demain appréciera à l’avenir, la biodiversité marine du littoral de la côte d’Alger et s’initiera à l’éducation et la culture environnementale par la pratique”, a conclu notre interlocuteur.


Louhal N.

 


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