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El-Madania

Vers le relogement des habitants de Diar El-Mahçoul

Près de 5 000 personnes vivent emmurées dans l’exiguïté et la promiscuité. ©D. R.

D’une surface d’à peine 17 hectares, la densité humaine dans la commune d’El-Madania qui était évaluée à 55 000 âmes au recensement de 1998, n’est plus ce qu’elle était depuis l’évacuation des
13 000 habitants de Diar Echems. Donc, il ne reste plus que l’évacuation des cas socialement cruels d’environs 5 000 personnes de Diar El-Mahçoul, qui fait l’actualité communale.
Après l’évacuation des locataires d’exigus F1 de la cité de Diar El-Mahçoul, c’est au tour des résidents d’étroits F2 qui s’en iront vivre sous d’autres cieux, eu égard à l’opération de relogement, qu’élaborent de concert, le staff choisi parmi les élus de l’APC d’El Madania et des fonctionnaires de la wilaya d’Alger, a-t-on su de
M. Boughadou Malek, le vice-président chargé de l’urbanisme et du service technique auprès de la mairie d’El-Madania. Et c’est parti pour une visite en compagnie de notre interlocuteur, à travers les allées exiguës et boueuses de Diar El-Mahçoul, qui renseigne sur l’ampleur de la … “tragédie” sociale, qui…”couve” d’une façon larvée derrière les murs repoussants de la cité. Édifiée en l’an 1954 sur le plateau Susini du Bois des Arcades, l’œuvre de l’architecte Fernand Pouillon a résisté aux vicissitudes du temps depuis l’inavouable plan de Constantine, subtilement dissimulé derrière un pseudo-programme d’amélioration de l’habitat d’Alger, afin de satisfaire la démographie galopante de l’époque et d’éradiquer les bidonvilles qui enlaidissait l’Alger d’alors. Et, depuis, la cité Diar El Mahçoul gît en ce lieu-ci jusqu’à l’arrivée en 1982 du “Maqam Echahid” où 19 blocs de pierre sont encore au pied du sanctuaire du martyr.
Du reste, la cité HLM de Diar El Mahçoul emmure derrière ses pierres, toute la misère des sans-logis qui s’entassent pêle-mêle dans 900 supposés appartements, puisqu’en guise de confort, nos aînés qu’étaient les indigènes d’alors, devaient se suffire d’un hall, un patio, une minuscule kitchenette et une salle d’eau : “L’association des riverains n’est pas en reste, puisqu’elle s’est impliquée pour assister les enquêtrices assermentées de la cellule sociale de la municipalité, chargées de l’opération de recensement et de prêter main-forte aux citoyens dans la constitution de dossiers administratifs qu’ils acheminent à l’APC”, a ajouté notre interlocuteur. Et depuis, l’esplanade attenante au siège de l’APC, ne désemplit plus, eu égard à l’agitation qui s’est emparée des esprits, avides d’en savoir un peu plus, quant au jour J tant attendu pour goûter, enfin, à la joie d’accéder à un logement décent: “Nul ne peut prédire la date du relogement, qui relève des prérogatives des services de la wilaya d’Alger”, a dit notre interlocuteur. Pour ce qu’est de l’épineux dossier d’IMR, El Madania compte 10 édifices, dont la hideuse cité El-Bahia.
Alors, vidée de ses résidents vers la destination Sebala à Draria durant l’exercice 2010-2011 pour avoir été fragilisée par le séisme du 21 mai 2003, El Bahia située en face du siège de la mairie d’El Madania a été murée du rez-de-chaussée jusqu’au deuxième palier, pour être démolie en vertu de la mention “Rouge”, inscrite sur le PV de l’organisme CTC d’Alger-Centre, a-t-on appris : “On en fera une placette afin de permettre aux retraités de prendre l’air. D’ailleurs, c’est aussi l’identique mention qui a motivé la démolition de Diar Echems, dont la parcelle est destinée à recevoir l’implantation d’équipements publics qu’El Madania n’a pas. Outre cela, il y a urgence à écarter tout danger lié à la mitoyenneté d’immeubles menaçants ruines, où réside environs une trentaine de familles que nous envisageons de reloger avec l’apport de la wilaya d’Alger. C’est le cas de la rue Mustapha-Serir, où on a inventorié 4 immeubles classés IMR, dont deux à la venelle Mustapha-Nekkache ainsi qu’un autre à la ruelle Mustapha-Djezar et un édifice à la rue des Onze-martyrs”, a tenu à préciser notre interlocuteur.
Autre couac, l’impôt fiscal reste en deçà de l’attente de l’exécutif municipale d’El-Madania pour alimenter la trésorerie communale en argent frais, en dépit qu’il y a trois ministères sur le territoire de la commune et pas des moindres, à savoir les départements ministériels de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, celui de la Culture et des Affaires étrangères : “En effet, le budget d’El Madania est estimé à 18 milliards de DA qu’absorbent la masse salariale et le chapitre de dépenses obligatoires. Pour le reste, El-Madania vit de subventions de la wilaya d’Alger et la rareté du foncier n’est pas faite pour améliorer le quotidien de nos concitoyens”, a conclu notre interlocuteur qui ajouta néanmoins: “Certes, s’il est vrai qu’elle est pauvre du point de vue pécuniaire, en revanche El-Madania est riche de son passé révolutionnaire”.

Louhal Nourreddine


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