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Foot / Actualité foot

Zetchi face à ses responsabilités

Professionnalisme : le moment de la réforme a sonné

Après un premier septennat marqué par autant d’incohérences que de bizarreries, le professionnalisme défraye tout autant la chronique footballistique en Algérie par la faute de ce terrible constat d’échec à multiples niveaux. Le plus alarmant d’entre tous demeure, sans nul doute, cette dangereuse boulimie en matière de finances, aggravée par l’inquiétante gloutonnerie des responsables de clubs. Incapables d’équilibrer une balance budgétaire qui tangue à la moindre signature d’un joueur, ces présidents de club consacrent au vu et au su de toute l’opinion une banqueroute caractérisée et quasi institutionnalisée par des pouvoirs publics qui jouent le rôle de mamelles salvatrices, prêts à injecter des sérums temporels, quand bien même cette incessante opération de parrainage financier serait vouée à un échec programmé. Engloutissant près des quatre cinquièmes du budget des clubs, la masse salariale représente, comme nous le soulignions tout récemment, l'énorme trou béant qui plombe toute idée d'un éventuel équilibre monétaire d'un club de l'élite professionnelle nationale. D'autant plus que nos sociétaires des Ligues 1 et 2 cumulées, dans leur totalité, sont encore à des années-lumière de toute rentabilité espérée à travers l'inévitable merchandising sous ses différents aspects, notamment ceux liés à la “marque du club” ou encore aux droits d'image, collectifs et individuels. L’autre arnaque de ce professionnalisme “made in bladi” est également d’ordre structurel, mais touche plus précisément l’élément de base de toute pratique sportive de haut niveau : l’infrastructure. Or, en sept longues années, rien n’a été fait en ce sens. Pis même, puisque l’état des enceintes, dont l’écrasante majorité nous a été léguée par la France coloniale, se dégrade saison après saison. Ni les clubs n’ont fait un pas pour “acquérir” ces biens sous quelque forme que ce soit, ni l’État n’a fait amende honorable en cédant ces capitaux aux pensionnaires de l’élite professionnelle à même de les responsabiliser, de les mettre devant le fait accompli ou tout simplement afin de les doter d’un outil de travail indispensable et générateur d’énormes recettes qui pourraient être une possibilité de parade parfaite au déséquilibre budgétaire tel que constaté.
L’absence alarmante d’une prise en charge réelle du volet “formation”, classé en bonne place dans le tiroir des “omissions délibérées et tacitement approuvées”, l’incapacité des clubs à se doter d’efficaces comités de supporters à même de juguler la violence dans les stades ainsi que l’inculture des partenaires en club pour tout ce qui a trait aux engagements contractuels, au point de faire de la CRL l’instance la plus importante de la LFP après l’incompétente commission chargée de la (désastreuse) programmation, demeurent, en outre, autant de griefs qui confirment, si besoin était encore, le retentissant échec du professionnalisme tel que mis en place en 2010.
Il est, de ce fait, primordial que l’actuelle FAF prenne ses responsabilités : soit en acceptant sa “destinée” de témoin impuissant devant l’Éternel, soit en amorçant une réforme totale qui remettra le football national sur les rails du développement, tout en étant en conformité avec les statuts de la FIFA.
À cet effet, la réunion que tiendra aujourd’hui son président, Kheireddine Zetchi, avec les présidents de club paraît être l’occasion parfaite pour aborder un tel sujet et lancer un tel imposant chantier, dans la mesure où il serait inconcevable qu’un président, qui se déclare aussi ambitieux que pragmatique, comme l’est le dynamique Zetchi, puisse relever autant d’anomalies et rester inactif, voire complice. De sa détermination à faire changer la donne dépendra notamment le renouveau espéré du modèle algérien.


R. B.


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