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A la une / Actualité

En détention depuis plusieurs jours près de Tripoli

11 harragas algériens rapatriés de Libye

Les harragas algériens rapatriés de Libye à leur arrivée à l’aéroport international d’Alger. © D.R.

Les concernés sont apparus sur une vidéo, vêtus de maillots blancs et souriants, mais quelque peu affectés par les conditions de séjour dans le centre de rétention.

Onze ressortissants algériens, candidats à l’émigration clandestine, ont été rapatriés samedi de Libye, où ils étaient retenus depuis 41 jours durant dans un centre dépendant des services libyens de lutte contre l’immigration clandestine, à Tripoli. Les jeunes Algériens, en provenance de Tripoli, sont arrivés à l’aéroport Houari-Boumediene, via Tunis, suite à un accord conclu entre les autorités des deux pays.
Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre les onze personnes en compagnie du consul d’Algérie à Gafsa (Tunisie), lors de la délivrance, par les responsables de la l’autorité libyenne, de l’autorisation de rapatriement. Le premier responsable de ce centre affilié au ministère de l’Intérieur libyen a ainsi annoncé le parachèvement de toutes les procédures légales pour le rapatriement des ressortissant algériens “dans les meilleures conditions”. Cependant, sur la même vidéo on pouvait voir les onze Algériens vêtus de maillots blancs, souriants mais un tantinet affectés par les conditions de séjour, certainement difficiles, qu’ils ont dû subir au même titre que d’autres Algériens, auparavant. Au mois de juin dernier, 54 autres Algériens en séjour irrégulier dans ce pays avaient été rapatriés, mettant ainsi fin à leur calvaire qui avait duré plusieurs mois.
Ces candidats à la migration clandestine, qui ont déboursé jusqu'à 2 500 euros pour tenter de rejoindre l’Italie par le biais de l’un des réseaux d’immigration clandestine, étaient loin d’imaginer que cette aventure allait se transformer en cauchemar lorsqu’ils ont été appréhendés par les gardes-côtes libyens. Leur récit tel qu’il a été rapporté par des médias, témoigne des affres qu’ils ont subis déjà à l’arraisonnement de leur embarcation de fortune alors qu’ils tentaient de traverser la mer Méditerranée.
Dépouillés de leurs papiers et de tous leurs objets de valeur, les malheureux candidats à l’immigration furent ensuite conduits dans l’un des centres de rétention à l’ouest de la Libye, officiellement géré par le gouvernement d’union nationale. Un endroit sinistre où, de l’aveu même des ONG, les mauvais traitements sont monnaie courante et où l’esclavage est même institutionnalisé. Dans ces centres où s’entassent par milliers des migrants clandestins originaires de plusieurs pays du Maghreb et d’Afrique subsaharienne mais aussi des contrées aussi lointaines que le Pakistan, et qui font l’objet de tortures, viols et traite des humains… Des pratiques inhumaines que le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) et d’autres organisations humanitaires, comme MSF et Oxfam, ont dénoncé en demandant la libération des demandeurs d'asile et réfugiés détenus. “Des milliers de migrants sont détenus dans une quarantaine de centres de détention en Libye, dans des conditions très difficiles. La situation dans ces centres est épouvantable”, a affirmé Filippo Grandi, le chef du HCR, lors d’une visite à Tripoli.
Se disant “choqué”, il a décrit “des conditions de vie exécrables d'un point de vue sanitaire”, avec “des personnes qui dorment les unes sur les autres”. D’autres ONG internationales pour les migrations ont également condamné fermement ces pratiques inhumaines qui concernent, selon un chiffre livré le 9 mai dernier par un responsable de l’organe de lutte contre l’immigration clandestine, entre  7 000 et 8 000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne pour la plupart. Autant de personnes qui sont “parquées” dans une vingtaine de centres de rétention en Libye, dans l’attente d’une hypothétique demande de rapatriement par leurs gouvernements respectifs, qui tarde à venir.


A. Rafa
amar.rafa@liberte-algerie.com

 


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