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Ce tueur silencieux a encore sévi

15 décès et 72 personnes intoxiquées au monoxyde de carbone

© D.R

Le début du mois de janvier 2020 a connu un pic d’accidents liés à l’intoxication au monoxyde de carbone. Des décès ont été enregistrés.

Ce tueur silencieux est à l’origine du décès de 15 personnes et 72 autres ont été secourues d’une mort certaine à la suite de l’inhalation du monoxyde de carbone émanant des appareils de chauffage et chauffe-bains défectueux ou en raison d’installations défectueuses à travers les wilayas de Bordj Bou-Arréridj, d’Oum El-Bouaghi, d’Annaba, de Boumerdès, de Sidi Bel-Abbès, de Ghardaïa, de Tébessa et de Sétif, selon un bilan établi par la Direction générale de la Protection civile, durant ces cinq derniers jours. Les victimes ont été prises en charge sur les lieux où des soins de première urgence leur ont été prodigués, puis évacuées vers les secteurs sanitaires.

Le dernier bilan des dernières 24 heures fait état de 4 décès par le monoxyde de carbone. Il s’agit de 3 personnes décédées intoxiquées par le gaz émanant d’un chauffe-bain à l’intérieur de leur domicile sis au lieudit Djamaâ-Khadher, commune et daïra de Chelghoum Laïd, dans la wilaya de Mila. Une autre personne est décédée, quant à elle, dans les mêmes circonstances dans son domicile sis à la cité El-Bader, commune d’Aïn Sidi Ali, daïra de Galtat Sidi Saâd, dans la wilaya de Laghouat. Les causes sont dues essentiellement aux fuites émanant des différents dispositifs de chauffage défectueux, notamment à des erreurs de prévention en matière de sécurité, à l’absence de ventilation, au mauvais montage, à un défaut d’entretien et à l’utilisation de certains appareils qui ne sont pas destinés au chauffage.

Ce qui fait du monoxyde de carbone un poison redoutablement discret, qui agit le plus souvent dans les habitations, principalement en hiver avec la baisse des températures, indique la même source. La Protection civile, pour qui “la prévention joue un rôle majeur dans la stratégie qu'elle mène pour réduire les risques liés à ce type d’accidents  domestiques”, appelle les citoyens à respecter les consignes de sécurité afin de préserver leur  vie.

Elle conseille aux citoyens de “ne pas boucher les prises d'air dans les pièces, à penser toujours à ventiler le logement lors de l’utilisation des appareils de chauffage (au moins 10 minutes par jour), à ne pas laisser un moteur de voiture en marche dans un garage fermé, à ne pas se servir de tels appareils dans des pièces dépourvues d’aération, à ne pas utiliser comme moyens de chauffage des ‘tabounas’ ou des appareils de cuisson, à entretenir et faire régler régulièrement les appareils par un professionnel…”.

“Ce genre d’accident domestique n’est pas une fatalité”, a indiqué, pour sa part, le colonel Achour Farouk, directeur de la communication à la DGPC. Contacté pour de plus amples informations, il a indiqué qu’“il est malheureux d’enregistrer ces décès, parce qu’on a tout fait, des spots sur toutes les radios et les télévisions, envoyés des sms et fait une campagne nationale qui dure encore. On ne comprend pas où est le problème, pourtant, il suffit de suivre un certain nombre de règles de sécurité. Cela nous interpelle, parce que c’est un accident que l’on peut éviter”, conclut-il. 

 

 

 


A. R.


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