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La fédération des consommateurs le révèle

15% des patients contractent des maladies nosocomiales

© Archives / Liberté

La Fédération algérienne des consommateurs (FAC) dresse un tableau très peu reluisant sur la situation des hôpitaux où la qualité des soins va de mal en pis. “Une qualité médiocre” pour paraphraser le président de FAC, Zaki Hariz, invité hier au Forum du confrère Echaâb, en compagnie du vice-président, le Dr Mohamed Abidi, et du Dr Saïd Bachir, hospitalo-universitaire spécialisé dans le contrôle de qualité, également membre de l'association. De la faiblesse du management et de gestion à la surcharge des structures sanitaires en passant par la qualité douteuse des équipements et autres consommables utilisés dans les hôpitaux, M. Hariz a énuméré une série de problèmes qui se répercutent, en effet, sur la qualité des prestations notamment dans les structures publiques de santé. Ceci, ajoute-t-il, sans parler du manque de formation des personnels ou encore de l'absence d'inspection et d'un contrôle routinier efficace et régulier. “Ce n'est pas au premier responsable de tutelle de faire de l'inspection dans les hôpitaux comme c'est souvent le cas chez-nous. Les visites officielles effectuées par le ministre de tutelle ne relève pas du contrôle. Cette mission échoit plutôt à des équipes spécialisées et bien formées dans le contrôle et le suivi des prestations tous azimuts assurées dans les structures de santé. Il faut également engager des audits cycliques pour surveiller les gestionnaires et les managers”, a-t-il fait remarquer. Abondant dans le même sens, le Dr Saïd Bachir a alerté sur, particulièrement, le manque d’hygiène dans les hôpitaux publics. Ce qui fait, révèle-t-il, qu’aujourd’hui, au moins “15% des patients admis dans les hôpitaux contractent des maladies nosocomiales, (infection contractée dans une structure sanitaire)”. Le spécialiste souligne que 70% des cas diagnostiqués sont victimes des conditions d’hygiène très peu correctes constatées dans les structures sanitaires. La détérioration de d’hygiène dans les hôpitaux, regrette le Dr Saïd Bachir, se manifeste à travers, entre autres, le mauvais nettoyage des établissements et/ou le non-respect des normes de stérilisation des équipements, ou encore la manière très peu correcte d’incinérer les déchets hospitaliers. À son tour, le Dr Abidi déplore le manque de couverture sanitaire assurée aux Algériens, avec seulement 12 médecins pour 1 000 habitants, loin des normes fixées par l’OMS (une quarantaine environ). M. Abidi rappelle, à juste titre, le classement du Pnud qui donne l’Algérie à la 72e place sur 182 pays en matière de prise en charge sanitaire, mesurée par rapport aux dépenses publiques consacrées au secteur. Ces problèmes étant identifiés, le président de la FAC ne manque pas cette occasion pour esquisser quelques pistes d'amélioration de la prise en charge des patients. M. Harzi, qui mise sur la nouvelle loi sur la santé, attendue dans les tout prochains mois, préconise, entre autres, l’ouverture du secteur de la santé au privé comme partenaire incontournable. Cette mesure passe, rappelle-t-il, par l’implication de la Caisse nationale des assurances sociales, (Cnas), laquelle, souhaite-t-il, doit prendre en charge les actes médicaux assurés dans le secteur privé. Ce qui, espère-t-il encore, donnera la liberté aux patients algériens de choisir où se soigner et, par la même, leur éviter dorénavant de recourir systématiquement aux pays étrangers.
M. Harzi ne manquera pas d’appeler à investir davantage dans la prévention, dans les deux secteurs public et privé, mais aussi à lutter contre la bureaucratie et la corruption gangrenant le secteur de la santé.


Farid Abdeladim


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