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A la une / Actualité

Le ministre de l’Intérieur l’a révélé jeudi

15 milliards de dinars alloués à la gestion des écoles

Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, lors de la cérémonie de remise des bus. ©D. R.

Le budget serait-il suffisant pour améliorer les conditions de scolarisation, déplorables dans une grande partie des établissements ?

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a indiqué, ce jeudi, lors de la cérémonie de remise de minibus destinés au transport scolaire dans les villes du Sud et des Hauts-Plateaux, que le gouvernement a alloué, au titre de l’année scolaire 2018-2019, 15 milliards de dinars à la gestion des écoles et plus de 34 milliards de dinars au fonctionnement et à l’approvisionnement des cantines scolaires, assurés désormais par les collectivités locales sur orientation du gouvernement. Les budgets peuvent paraître énormes pour les profanes. Pourtant, ils ne permettent pas d’améliorer les conditions de scolarisation, fortement déplorables dans de très nombreux établissements scolaires, notamment dans les agglomérations de taille moyenne et les zones rurales. Dans l’avant-projet de loi de finances 2019, examiné récemment en réunion du gouvernement, le budget de fonctionnement du secteur de l’éducation nationale est maintenu dans la valeur inscrite pour l’exercice 2018, soit 709,55 milliards de dinars. Il est admis que 90% de cette allocation budgétaire sont consommés usuellement par la masse salariale. Ce qui restera dans les caisses ne laissera certainement pas les coudées franches à la ministre de tutelle pour participer au relèvement de la gestion des écoles, assurer les prestations des cantines scolaires, permettre la réhabilitation des infrastructures vétustes et parer à l’inexorable contrainte de la surcharge des classes, à tous les niveaux du primaire, enseignement moyen et secondaire. Ces opérations incombent aux communes, dont les administrateurs ont été instruits par l’Exécutif de rationaliser au maximum les dépenses. Situation kafkaïenne, car une grande partie des municipalités souffre déjà de faiblesse de ressources financières et ne tire d’ailleurs ses revenus que du budget de l’État. Ces APC entreprennent peu d’actions en faveur des écoles. En conséquence, à chaque rentrée scolaire, parents d’élèves et enseignants protestent contre l’état de certains établissements. C’est le cas à Barbacha, dans la wilaya de Béjaïa, où a lieu, à la fin de la semaine écoulée, une contestation contre la dégradation de la cour, des sanitaires et des salles de classes, objet d’infiltrations des eaux pluviales. À Bouira comme dans d’autres wilayas, des cantines, dans des écoles situées loin des centres urbains, ont été fermées, l’année dernière, en raison de la rigueur financière. Autrement, les repas servis aux élèves sont unanimement jugés frugaux. C’est dire que les déclarations du ministre de l’Intérieur, qui s’est enthousiasmé à l’annonce de 1 200 opérations au profit du secteur de l'éducation (44 nouvelles cantines scolaires, 41 CEM, 38 lycées et 55 écoles primaires pilotes équipés en énergies renouvelables), ne sont pas si rassurantes pour les professionnels du domaine. Le chantier est énorme. Ce n’est certainement pas le recrutement de 45 000 travailleurs dans environ 19 000 établissements primaires au niveau national (cuisiniers, électriciens…) et la perspective de la signature d’une convention avec le département de la Formation professionnelle pour une mise à niveau des fonctionnaires chargés de la gestion des écoles, qui embelliront davantage la réalité.

Souhila H.


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