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Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Anca, à la radio chaîne III

“20% des aliments achetés sont jetés”

Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Anca., ©D. R.

Plus de 10 millions de quintaux de fruits et légumes seront commercialisés pendant le mois sacré, selon le président de l’Anca.

La flambée des prix des produits alimentaires et des fruits et légumes à quelques jours du mois sacré, est essentiellement due, selon Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), à la forte demande qui a connu une hausse de 30 à 40%. “L’on s’attend à une baisse, voire une chute des prix qui se situerait entre 30 et 50% dès la fin de la première semaine du mois sacré”, rassure-t-il cependant. La forte augmentation de la demande est liée, affirme-t-il, “à l’absence d’une culture de consommation au sein de la population”. Mais il faut dire aussi que le consommateur n’a plus confiance en les responsables quant à la disponibilité d’une offre suffisante et permanente en produits alimentaires, sinon il n’aurait pas décidé de stocker des marchandises chez lui à la veille du Ramadhan.
Les autorités n’assurent pas un approvisionnement suffisant et régulier du marché et les citoyens cèdent, à la moindre opportunité, à la frénésie. Cela dit, M. Boulenouar, reprenant les estimations des mandataires, des agriculteurs et des cadres du ministère de l’Agriculture, dira que l’offre répondra largement aux besoins des jeûneurs durant ce mois. “Plus de 10 millions de quintaux de fruits et légumes seront commercialisés pendant le mois sacré”, avoue Hadj Tahar Boulenouar, lors de son passage hier sur les ondes de la Radio Chaîne III. Si l’on divise cette quantité entre les 40 millions d’Algériens, l’on déduit que chaque citoyen consommera plus de 800 grammes, ce qui est proche de la moyenne exigée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les besoins en viandes rouges et blanches seront également satisfaits, souligne-t-il, d’autant plus qu’environ 80 000 tonnes seront consommées par les Algériens durant le mois sacré. L’invité de la radio estime que l’un des mécanismes les plus efficaces pour la régulation du marché est la création d’un nombre suffisant de marchés. Les experts affirment que l’Algérie, relève-t-il, a besoin d’au moins 2 500 à 3 000 marchés (de gros, de détail et de proximité). Or, dans notre pays, l’on n’en recense que 1 700.  Sur les 1 541 communes, 500 ne disposent pas de marchés de proximité, constate le président de l’Anca. Une telle situation a incité les pouvoirs publics, notamment le ministère du Commerce, à créer, en collaboration avec les autorités locales, 159 marchés de ce genre durant le mois sacré. Car il est admis que le manque de ces espaces commerciaux incite à augmenter les prix des produits jusqu’à 50,  voire 100% entre le grossiste et le détaillant. En outre, les producteurs doivent, selon lui, s’impliquer davantage dans cette stratégie en assurant les consommateurs quant à la disponibilité des produits et à la stabilité de l’approvisionnement du marché.
Par ailleurs, Hadj Tahar Boulenouar déplore le fait que les Algériens jettent près de 20% des aliments qu’ils achètent soit 5 milliards de dinars uniquement pendant le mois sacré. Plus de 60% des déchets ramassés par les sociétés de nettoyage sont des produits alimentaires. Entre 3 et 4 millions de baguettes de pain sont jetées quotidiennement dans les poubelles. Ce qui équivaut à pas moins de 40 millions de dinars jetés par les fenêtres tous les jours. Face à ce constat, l’Anca a proposé aux autorités de soutenir le consommateur nécessiteux au lieu de subventionner le pain.
Pis encore, 20% des marchandises qui circulent sur le marché national, notamment les produits subventionnés, sont détournées vers les pays voisins par la contrebande.

B. K.

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