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La révélation a été faite par un ancien haut responsable du FLN

2014 : ça a failli être lui !

L’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal. © Archives Liberté

En cette fin d’année 2013 et début 2014, l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika n’était pas au beau fixe.
Dans l’entourage du chef de l’État, on se prépare au pire. Des scénarios sont mijotés. À commencer par la possibilité de voir le chef de l’État, qui a toujours rêvé d’une présidence à vie, renoncer à briguer un nouveau mandat.

à moins de cinq mois de l’élection présidentielle d’avril prochain, tous les scénarios sont possibles. Et à bien des égards, cela ressemble aux mois qui ont précédé l’élection présidentielle de 2014.
Près de 5 ans après le scrutin présidentiel de 2014, des révélations de certains anciens hauts responsables de l’État confirment que l’Algérie avait en effet “évité le pire”. “En 2014, nous avons failli avoir Abdelmalek Sellal à la tête de l’État”, révèle un haut responsable rencontré à Alger.
Selon cet ancien cadre de l’État qui faisait partie du “premier cercle”, l’ancien Premier ministre, aidé par des groupes au sein du système, s’apprêtait à se porter candidat à la présidence de la République.
En cette fin d’année 2013 et début 2014, l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika n’était pas au beau fixe. Dans l’entourage du chef de l’État, on se prépare au pire.

Des scénarios sont mijotés.
À commencer par la possibilité de voir le chef de l’État, qui a toujours rêvé d’une présidence à vie, renoncer à briguer un nouveau mandat. On fait la revue des effectifs dans le système.
Un homme sort du lot : Abdelmalek Sellal. Malgré un comportement maladroit, des sorties hasardeuses qui frisent l’indigence, le Premier ministre de l’époque était perçu comme un joker. L'information n’a jamais été rendue publique.
Mais dans les rédactions algéroises, la rumeur enfle. “Si Bouteflika ne rempile pas, ce sera Sellal”, disait-on. La rumeur n’était pas prise au sérieux. Et pourtant, “nous avons failli avoir Sellal comme Président”, confie notre source.
Cette dernière révèle, en effet, que c’est le chef de l’État, lui-même, qui a mis fin aux ambitions de son ancien directeur de campagne, en décidant d’aller à la bataille.
À moins que Bouteflika “n’ait usé de la ruse”, rappelle, toutefois, celui qui connaît le président de la République depuis des décennies. Si ce scénario peut paraître aujourd’hui invraisemblable, il peut justifier l’alarmisme avec lequel certains hauts responsables de l’État ont qualifié la candidature d’Abdelaziz Bouteflika en 2014. L’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, avait, en effet, déclaré dans une interview accordée au journal
El Watan que le chef de l’État était “contraint” de se présenter, il y a cinq ans de cela, “à défaut d’un consensus”.
Plus encore, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a souvent répété que la candidature d’Abdelaziz Bouteflika en 2014 était un “sacrifice” et que “si Bouteflika ne s’était pas porté candidat, le ciel nous serait tombé sur la tête”.
Cette hypothèse est en revanche contredite par d’autres sources qui évoquent une ruse d’Abdelaziz Bouteflika.
Après sa sortie de l’hôpital, en juillet 2013, il avait évoqué, devant les hauts responsables de l’État, l’idée de ne plus se représenter à cause, notamment, de la dégradation de son état de santé. Mais le temps a révélé que cette confidence était destinée uniquement à pousser les ambitieux parmi les hommes du système à se révéler. Ce qui coûtera leur place à Abdelaziz Belkhadem et à Ahmed Ouyahia. Ce dernier rentrera plus tard dans les rangs. Définitivement.


Ali Boukhlef

 


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