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Campagne pour les législatives en France

23 listes électorales en lice

Chafia Mentalechta, candidate à la députation. ©Yahia/Archives Liberté

On compte une seule liste d’indépendants. Elle est défendue par la députée sortante Chafia Mentalechta.

La campagne électorale pour les législatives a commencé en France dimanche aussi. 23 listes validées par le Conseil constitutionnel représentent les candidats de l’émigration à la députation. La zone 1, qui englobe les circonscriptions situées dans le nord de la France, compte dix-neuf listes. Dix-huit sont défendues par des représentants de partis politiques et la dernière qui compte des indépendants est chapeautée par la députée sortante Chafia Mentalechta.
Dans le sud de l’Hexagone, 14 listes ont été validées. Elles appartiennent toutes à des partis politiques. Pour faire entendre leurs voix, les candidats comptent investir les multiples forums communautaires. L’essentiel de leur campagne se déroulera dans les localités à forte concentration émigrée. “Nous irons en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans les villes du Nord où les Algériens sont nombreux comme Lille et Metz”, révèle Mme Mentalechta.
La députée sortante compte aussi sur les 600 soutiens qui ont parrainé sa candidature afin de diffuser son discours électoral, un peu partout, dans les cafés, les marchés et les associations. Plusieurs organisations de défense des droits des émigrés ont d’ailleurs été approchées par les différents candidats afin de devenir leurs relais. Pour le moment, très peu ont répondu à l’appel. Certaines associations appellent même les Algériens de France à boycotter le scrutin, estimant que l’APN n’est pas une institution crédible. Beaucoup d’émigrés gardent, par ailleurs, à l’esprit le vote par l’ancienne législature d’un amendement constitutionnel hostile à leur égard. Celui-ci interdit aux binationaux d’accéder à de hautes fonctions au sein de l’État.  “Des gens, en effet, me disent qu’ils ne vont pas voter pour des élections dans un pays qui les exclut”, reconnaît Mme Mentalechta.
Pour autant, elle estime que l’abstention n’est pas la solution. “Même si nous ne sommes pas un modèle de démocratie, voter, c’est important”, estime la députée. Elle compte, pour sa part, défendre pleinement son programme et démontrer à ses compatriotes en France qu’il est utile d’avoir des représentants à l’assemblée pour promouvoir leurs intérêts. En tête des préoccupations des émigrés figurent la cherté des tarifs de transport vers l’Algérie et le coût de rapatriement des dépouilles. Sur ces deux points, Mme Mentalechta assure ne pas vouloir céder au populisme en promettant des ristournes que tout le monde attend.
Pragmatique, elle propose des solutions intermédiaires. L’une d’elles consiste en la création d’une banque algérienne en France qui proposerait aux émigrés un plan épargne transport. En ce qui concerne le rapatriement des dépouilles, elle estime que l’État algérien n’est pas dans l’obligation de prendre en charge les frais de cette opération, surtout si le défunt n’était pas dans le besoin. Pour autant, elle constate que le traitement des demandes émanant de familles dans le besoin est souvent humiliant compte tenu de la procédure bureaucratique. “Les choses doivent être réglées plus rapidement”, réclame Mme Mentalechta. Par ailleurs, elle suggère la mise en place d’une assurance obsèques qui permettra à toutes les autres personnes qui ne sont pas dans le besoin d’organiser, en cas de décès, leurs funérailles au pays.
D’autres sujets seront également au cœur de la campagne de la candidate indépendante.
Tout comme ses rivaux, elle doit s’adresser à des catégories d’émigrés diverses qui ont leurs propres problèmes. Les étudiants algériens en France sont, par exemple, confrontés à des contraintes qui compliquent leur séjour dans le pays. De leur côté, les travailleurs retraités sont victimes de verrous législatifs qui les empêchent de retourner définitivement en Algérie, tout en continuant à bénéficier d’une couverture médicale pour laquelle ils ont cotisé toute leur vie. Sur ce dernier point, beaucoup d’Algériens en France estiment que l’État algérien a le devoir d’interpeller les autorités françaises et le convaincre de réajuster sa législation.

S. L.-K.


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