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Arrêtés vendredi et Accusés “d’attroupement et d’atteinte à la sécurité nationale”

23 manifestants sous mandat de dépôt

Hier, devant le tribunal de Sidi M’hamed, en solidarité avec les manifestants arrêtés. © Billel Zehani/Liberté

Les témoignages des familles et des proches des manifestants détenus ont été unanimes à souligner que “les personnes arrêtées” sont connues “pour être des animateurs du mouvement populaire”.

Les manifestants arrêtés lors de la marche de vendredi dernier ont été placés, hier, en détention provisoire par le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger. Après une comparution qui a duré toute la journée d’hier, le procureur a décidé de mettre sous mandat de dépôt 23 manifestants. Seule la jeune manifestante arrêtée le même jour à Oran a été remise en liberté provisoire.

Selon le collectif des avocats qui a assuré la défense des prévenus, les chefs d’inculpation retenus contre ces manifestants sont : “Attroupement, incitation à attroupement et incitation à atteinte à la sécurité nationale.” Des accusations, par ailleurs, sévèrement punies par la loi. 

Selon ces mêmes avocats, ils encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement. “Dans le cas de ces manifestants, rien de tout cela ne pourra être retenu contre eux par le juge”, a expliqué un des avocats, indiquant que leurs “dossiers sont vides”. Au moment de la comparution de la vingtaine de manifestants devant le procureur de la République, un sit-in de plusieurs dizaines de personnes s’est tenu devant le tribunal de Sidi M’hamed. 

Des chefs de parti, des militants politiques et associatifs, des parents de manifestants… ont pris part à cette action pour dénoncer, entre autres, “des arrestations ciblées et arbitraires”. De 10h jusqu’à 16h30, les manifestants n’ont pas cessé de dénoncer “une justice aux ordres”, appelant les magistrats “à libérer les innocents” et à “condamner les anciens protecteurs d’el-îssaba”.

C’est sous les cris de “Pouvoir assassin”, “Algérie libre et démocratique”, “Pas d’élections avec la bande”, “Libérez les innocents” et “El-Gaïd nous a trahis” que les manifestants ont tenu à marquer la journée d’hier. Les témoignages des familles de manifestants détenus et de leurs proches ont été unanimes : “Les personnes arrêtées sont connues pour être des animateurs du mouvement populaire.” “Mon fils a été arrêté alors que la marche n’avait pas encore commencé”, a témoigné une mère d’un des détenus.

Une autre a souligné que son fils “est connu pour être un activiste, notamment sur les réseaux sociaux”. Il faut noter qu’un homme âgé de 76 ans, selon sa famille, est parmi les détenus. “Il est hypertendu et souffre d’une maladie cardiaque”, a déclaré sa femme, exhibant un certificat médical. D’autres ont témoigné que leurs proches arrêtés “ont été ciblés pour leur adhésion au mouvement populaire”.

À souligner que la majorité des manifestants détenus militait au sein du FFS, du RCD, du RAJ ou du mouvement proche de l’ex-FIS, Rachad. À noter que plusieurs autres manifestants arrêtés le même jour, soit le vendredi, ont été libérés le soir même. Les 23 manifestants écroués hier rejoindront ainsi les détenus pour port du drapeau amazigh qui croupissent à la prison d’El-Harrach depuis plusieurs semaines. 
 

Mohamed Mouloudj

 


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