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APRÈS UN MARDI DIFFICILE POUR LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE

34e vendredi : un nouveau test pour le “hirak”

La résilience des citoyens à l’épreuve des intimidations du pouvoir. © Billel Zehani. Liberté

La mobilisation populaire signera demain son acte 34. Un vendredi qui captera toute l’attention, après la répression qui s’est abattue deux jours auparavant, à savoir mardi, sur la manifestation des étudiants, notamment dans la capitale où la police a violemment empêché la marche d’évoluer sur l’itinéraire habituel, soit de la place des Martyrs vers le centre d’Alger. Un vendredi assez singulier donc, puisqu’il renseignera sur l’attitude que le hirak compte observer face à la répression. Il apportera sa réponse au régime qui tente également, à travers des opérations dissuasives et des manœuvres, de venir à bout de la mobilisation citoyenne.

Face aux manifestations pacifiques de la rue, le régime oppose les arrestations, les interdictions et la matraque. La preuve, la violence avec laquelle il a tenté d’empêcher la marche hebdomadaire des étudiants mardi dernier. Mais la manière forte que le régime emploie risque de s’avérer contre-productive, voire saborder sa feuille de route. Les tentatives d’empêcher la marche des étudiants et les centaines d’arrestations opérées parmi les manifestants ont, contrairement à ce qu’attendait le régime, suscité de l’indignation et des condamnations de citoyens. Ce sont, en effet, des centaines de citoyens qui ont rejoint, mardi, la marche des étudiants par solidarité et en signe de dénonciation de la répression.

À la rue Ben M’hidi, ils ont prêté main-forte aux étudiants dans leur tentative de marcher vers la Grande-Poste. De même devant la Fac centrale, plusieurs citoyens ont organisé un sit-in avec les étudiants pour dénoncer la répression. Sur les réseaux sociaux, toutes les réactions ont condamné la violence policière et appelé à une plus grande mobilisation pour demain. Cela dit, la répression, comme recours visiblement ultime, du régime pour se maintenir et maintenir sa feuille de route ne produira que l’effet contraire. À savoir l’intensification de la mobilisation. Le mouvement du 22 février a acquis suffisamment de maturité pour ne pas céder à la provocation. Les Algériens qui ont manifesté durant plusieurs semaines, savent qu’il est impératif de maintenir une mobilisation pacifique. Surtout à présent qu’approche la date du scrutin présidentiel. Une échéance que le régime veut organiser coûte que coûte et contre la volonté populaire.   

 

Mohamed Mouloudj



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