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Programme d’appui à la jeunesse et à l’emploi

4 219 jeunes porteurs de projets déjà formés

Le deuxième séminaire régional de visibilité du Programme d’appui à la jeunesse et l’emploi (Paje), cofinancé par l’Union européenne et l’Algérie, a clos ses travaux à Khenchela, avec des résultats plutôt très encourageants en termes de réalisations. Grâce au Cap Jeunesse local, une plateforme opérationnelle du Paje, dirigé par Mohamed Nadjah, plusieurs projets d’entrepreneuriat lancés par des jeunes et des associations ont pu voir le jour.
De l’artisanat, à la gastronomie, en passant par l’agriculture et la plomberie, les jeunes de Khenchela ont mis à profit les formations qui leur ont été dispensées par les experts du Paje sous forme de stages d’immersion pour lancer leurs propres entreprises qu’ils n’ont pu réaliser via les dispositifs d’emploi de jeunes classiques. Considérant que la formation et l’orientation sont les clés de voûte du succès de tout projet d’entreprise ou d’insertion professionnelle du jeune, le programme qui a choisi quatre wilayas pilotes, que sont Khenchela, Béchar, Annaba et Oran, n’a pas lésiné sur les moyens pour préparer ces jeunes à tenter l’aventure. Pour ce faire, pas moins de 4 219 jeunes porteurs de projets ont été formés jusqu’à présent dont 612 dans la seule wilaya de Khenchela. De même que 46 associations locales ont bénéficié de subventions et d’assistances techniques via des organisations relais appelées, de la part des grandes entités internationales, à l’instar de Handicap international (HI) et du BIT (Bureau international du travail).
À Khenchela, de nombreux projets d’insertion professionnelle des jeunes ont été retenus dans le cadre du Paje dont 7 projets dans l’agriculture, 19 dans l’artisanat, 3 dans la culture, 3 dans l’entrepreneuriat, 2 dans l’environnement, 4 dans la formation et 2 dans la pêche. Pour autant, l’implication de la société civile locale laisse à désirer, comme l’a souligné, à juste titre, le wali de Khenchela, Mohamed Nouicer, qui a assené que “la société civile est absente alors que les pouvoirs publics mettent beaucoup d’argent”. Tout en saluant le travail accompli par le Paje, le wali estime que les résultats auraient largement pu être meilleurs si les associations s’investissaient un peu plus. Il faut savoir, en effet, que l’une des missions phares de ce programme doté de 26 millions d’euros et lancé en 2014 consiste précisément à renforcer l’intersectorialité dans le domaine de l’emploi de jeunes qui reste le maillon faible de la stratégie des pouvoirs publics. Le Paje est justement venu combler ce trou en offrant une sorte de guichet unique aux 13 ministères engagés, ainsi qu’au Conseil national économique et social (Cnes) pour optimiser les dispositifs publics via l’Ansej, l’Angem, la Cnac et l’ADS, et éviter ainsi le chemin de croix aux jeunes demandeurs d’emploi et ceux qui veulent lancer leurs propres entreprises. Il semblerait ainsi que ce programme, qui sera clôturé en juin prochain dans les quatre wilayas-pilotes, sera adopté et  élargi à toutes les wilayas du pays tant il s’avère être un appoint précieux aux dispositifs existants et non point un concurrent. En attendant, les experts du Paje mettront le cap mercredi prochain sur Béchar pour y faire le même bilan d’exécution des projets lancés.


C. P.


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