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A la une / Actualité

Des hackers étrangers ont tenté d’accéder aux données du ministère de la Justice

40 millions de cyberattaques recensées depuis 2015

Siège du ministère de la Justice. ©D. R.

Le ministère de la Justice utilise quelque 507 applications “intelligentes” et très innovantes qui permettent de bloquer toute tentative d’intrusion des hackers.

Des hackers originaires des États-Unis d’Amérique et de Chine, mais aussi des pirates informatiques algériens ont tenté, en vain, d’accéder aux données secrètes et aux fichiers du ministère de la Justice. C’est ce qu’a révélé le directeur général de modernisation de ce ministère, Abdelhakim Akka, en marge du lancement de la permanence électronique de la cour
de Guelma, affirmant que près de 40 millions de tentatives de piratage des systèmes informatiques du ministère de la Justice ont été déjouées depuis 2015.
“Ces tentatives visaient à accéder à la base des données nationales pour obtenir les mots de passe, bloquer le système, ainsi que le site électronique du ministère. Ces attaques déjouées provenaient des États-Unis, de Chine et de l’intérieur du pays”, a révélé M. Akka qui précise, par ailleurs, que le ministère de la Justice a subi 8 millions de tentatives durant l’année 2017. Fort heureusement, a estimé ce responsable, “ces tentatives ont été neutralisées grâce à l’efficacité et à la puissance des systèmes de sécurité sur lesquels travaillent des cadres algériens”. Il révélera que le ministère en question travaille sur 507 applications intelligentes et très innovantes qui permettent de bloquer toute tentative d’intrusion des hackers. En ce sens, il précisera que “ces applications électroniques utilisées par le secteur de la justice ont été développées par des compétences algériennes. Une cellule de veille informatique assure la protection du système informatisé du ministère 24 heures/24, en plus de l’adaptation constante de la politique de sécurité des sites qui est constamment déployée”. Selon
M. Akka, le ministère de la Justice dispose de tous les moyens qui lui permettent d’identifier les tentatives d’attaque. “Un rapport mensuel sur ces attaques est régulièrement présenté au ministre. Aussi, toutes les applications sont soumises à des vérifications et des tests de sécurité avant leur mise en service”, a encore expliqué ce responsable qui a procédé au lancement de la permanence électronique digitale pour les magistrats et greffiers de justice de la cour de Guelma. Concernant la sécurité des archives de la justice algérienne, M. Akka a indiqué que “des mesures strictes ont été prises pour sécuriser les archives à travers le Centre de réserve des systèmes informatiques (CRSI) entré en service en 2015 à Koléa (Tipasa)”. Il révélera que le CRSI de Koléa accueille et stocke automatiquement les données parvenant au centre national du ministère. Autrement dit, les systèmes d’information sont dotés de technologies de pointe à même d’anticiper toute tentative de piratage de données ou d’espionnage de fichiers. Même si M. Akka n’a pas indiqué si ces cyberattaques persistaient ou pas, ces révélations remettent au goût du jour la sécurité informatique et le phénomène des cyberattaques qui se multiplie en Algérie, allant de l’espionnage des réseaux industriels des compagnies d’énergie et des intégrateurs de systèmes ICS qui activent sur le sol algérien jusqu’aux usines de fabrication, le secteur des transports, les réseaux collectifs, l’alimentation et la santé, mais aussi les grands comptes, comme les banques et les assurances. Pour rappel, une étude de Kaspersky-Lab a, récemment, révélé que l’Algérie figurait parmi les cinq pays les plus vulnérables en termes de pourcentage d’ordinateurs ICS attaqués. Avec 66,2% des machines ciblées par les hackers, l’Algérie fait partie des pays qui n’ont pas changé en termes de cyberattaques aux côtés du Vietnam (69,6%), du Maroc (60,4%), de l’Indonésie (60,1%) et de la Chine (59,5%).

FARID BELGACEM


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