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A la une / Actualité

Ils font l’objet de poursuites judiciaires

5 généraux-majors privés de leurs passeports

De hauts gradés limogés et interdits de quitter le territoire national, une première en Algérie. © D.R.

Le chef de la police de l’aéroport Houari-Boumediene a été limogé pour avoir laissé le général-major Saïd Bey quitter le pays, alors qu’il faisait l’objet d’une ISTN.

Des officiers supérieurs de l’armée, écartés de leurs postes dans le cadre des changements opérés depuis un moment par le ministère de la Défense nationale, ne sont visiblement pas au bout de leur peine. Cinq généraux-majors font l’objet, apprend-on de bonne source, de poursuites judiciaires. La même source croit même savoir que les infortunés hauts galonnés se sont vu retirer leurs passeports. Auparavant, une interdiction de quitter le territoire national a été prononcée à leur encontre. La décision de retrait des passeports, prise dans un second temps, est intervenue après que l’ancien chef de la deuxième région militaire, le général-major Saïd Bey, a quitté le territoire national mardi, avant de rentrer vendredi. Ce voyage a non seulement dicté la décision de retrait des passeports, mais également le limogeage du chef de la police de l’aéroport Houari-Boumediène. Le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) lui aurait reproché le fait de ne pas avoir respecté l’interdiction signifiée aux cinq généraux de quitter le pays. Cela dit, les généraux-majors, Boudjemaâ Boudouaouer, ancien directeur des finances du ministère de la Défense nationale, Menad Nouba, ancien commandant de la Gendarmerie nationale, Chérif Abderrazak, ancien chef de la 4e Région militaire, Habib Chentouf, ancien chef de la 1re Région militaire, ainsi que Saïd Bey, ancien chef de la 2e Région militaire, sont poursuivis par le procureur du tribunal militaire de Blida, indique notre source, pour “trafic d’influence”, “enrichissement illicite” et “abus de position dominante”. Cela pendant que certaines sources médiatiques évoquent, elles, des liens supposés avec l’affaire “Le Boucher”. Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui s’est exprimé hier devant des cadres de l’ANP, réunis au siège du ministère de la Défense nationale, n’en a pas soufflé mot. Ce qui ne surprend pas, car il n’est pas dans la tradition de la grande muette de parler de “choses intimes”. Néanmoins, il a affirmé que “le commandement responsable, et mon message s’adresse à l’ensemble, est l’art de savoir tirer profit des leçons et des expériences acquises, il est également l’art de l’exploitation et de l’emploi rationnels et efficients des ressources humaines, matérielles et des renseignements mis à disposition. Il est l’art de savoir saisir les opportunités dans les meilleures circonstances, de savoir évaluer et analyser les données disponibles, et rechercher les voies nécessaires au développement et à la gestion, afin que toute entreprise ne soit, en aucune sorte, une aventure dont les risques ne sont pas préalablement calculés”. Et d’ajouter : “La responsabilité est un examen permanent pour l’homme ; serait-il capable d’accomplir parfaitement ses devoirs et serait-il apte à se conformer au strict respect des lois en vigueur tout en tenant compte des dispositions du métier du militaire ?”


Ali Boukhlef

 


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