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Sur 851 produits interdits à l’importation

50 seront retirés de la liste

Siège du ministère du Commerce. ©D. R.

L’autre décision est l’institution, pour un certain nombre de produits, d’une taxe à l’exportation, appelée communément le “droit additionnel de sauvegarde”, dans le but de protéger la production nationale.

“Une cinquantaine de positions sous-tarifaires sera retirée de la liste des 851 produits interdits à l’importation.” Cette mesure vient d’être prise par le ministère du Commerce, après une analyse plus approfondie de ce listing effectuée, tel que le stipule le décret exécutif, à la fin du premier trimestre de la mise en application de cette interdiction. “D’autres produits, omis lors de l’établissement de la première liste, seront, en revanche, introduits dans la nouvelle classification”, a expliqué, hier, le désormais ex-ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi.
“L’examen de la liste, accompli en collaboration avec d’autres départements et institutions concernés ainsi que des opérateurs, a révélé que certains produits ne peuvent pas être fournis actuellement par la production nationale”, a précisé M. Benmeradi. D’où la décision de les éliminer de la liste, a-t-il déclaré en marge de l’assemblée générale ordinaire de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), tenue hier à Alger. Selon Mohamed Benmeradi, remplacé hier, faut-il le souligner, suite à un remaniement ministériel, par le directeur général du commerce extérieur au ministère de tutelle, Saïd Djellab, la levée de la suspension vient “en réponse aux préoccupations d'opérateurs économiques et après une évaluation trimestrielle de certains produits indisponibles sur le marché national”. Ainsi, entre 50 et 55 produits ne seront plus soumis au régime de restrictions à l'importation. Il s’agit, a-t-il indiqué, “exclusivement des intrants avec quelques produits finis”. Il a, en effet, mis l’accent sur les difficultés de la production locale à garantir une offre suffisante en intrants. Or, a-t-il reconnu, des potentialités de développer ce type de productions dans notre pays restent réelles. M. Benmeradi a, également, invité les opérateurs à ne plus s’intéresser uniquement à la transformation finale des produits, mais d’aller vers l’amont de la production, afin de créer une valeur ajoutée plus conséquente en Algérie. “Pour fabriquer un produit de 10 DA en Algérie, 8 DA sont issus de l’importation de ses composants”, a-t-il schématisé. L’autre décision, et non des moindres, prise par le ministère, est l’institution, pour un certain nombre de produits, d’une taxe à l’exportation, appelée communément le “droit additionnel de sauvegarde”, dans le but de protéger la production nationale.

Vers l’institution du droit additionnel de sauvegarde
Cette option est actuellement à l’étude et sera appliquée prochainement, a affirmé Mohamed Benmeradi. Le droit additionnel de sauvegarde est exigé, pour rappel, dans le cas où les importations risqueraient de perturber les marchés communautaires. Par ailleurs, lors des débats ouverts par les dirigeants de la Caci, les présidents et directeurs des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ont saisi l’occasion pour soulever une série de problèmes liés à la gestion de ces structures. L’épineuse contrainte évoquée par les divers intervenants a trait aux statuts des CCI.
Le financement de celles-ci constitue aussi un écueil. Les présidents des CCI proposent, à ce propos, la mise en place d’un cadre juridique qui permettra à ces dernières d’être autonomes financièrement pour un fonctionnement plus moderne et efficient. La question de la formation a été, apparemment, réglée, puisque la directrice générale de la Caci, Mme Bahia Bahloul, a annoncé la reconduction du programme pour les cinq années à venir, consacré, notamment, aux métiers de l’export. Pour d’autres intervenants, les CCI doivent attirer davantage les entreprises, puis les fédérer, afin de pouvoir contribuer de manière efficace à la relance de l’économie nationale. Leurs collègues soulèvent, pour leur part, l’incapacité des PME à se frayer un chemin vers les marchés internationaux. “Nos sociétés enregistrent une forte demande pour leurs produits, mais elles demeurent incapables d’exporter car elles ne sont pas compétitives”, déplore un des gestionnaires de ces chambres, qui sollicite un accompagnement, dans ce sens, de la part du gouvernement.

B. K.


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