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A la une / Actualité

Bilan de la DG des forêts de l’année 2017

54 000 hectares ravagés par 5 000 incendies

5 000 feux de forêt ont été déplorés. ©Zitari/Archives Liberté

La superficie ravagée durant la campagne 2017 représente quasiment le triple de celle consumée par les flammes durant l'année 2016, qui a représenté 18 370 ha, et ce, en raison des conditions météorologiques défavorables.

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche (Madrp), Kamel Chadi, appelle à renforcer la coordination entre les différentes administrations intervenant dans la lutte contre les feux de forêt. Il estime que la mise en œuvre de la stratégie pour la protection du potentiel forestier national contre les aléas multiples et autres menaces nécessite une meilleure synergie entre tous les secteurs concernés. M. Chadi reconnaît, toutefois, les efforts consentis par la Commission nationale de protection des forêts composée de 12 ministères et de 12 institutions nationales.
Cela n’empêche pas qu’il a été déploré quelque 5 000 feux de forêts qui ont touché une superficie globale de près de 54 000 hectares à travers tout le territoire national. La superficie ravagée durant la campagne 2017 représente quasiment le triple de celle consumée par les flammes durant l'année 2016, qui a représenté 18 370 ha, et ce, en raison des conditions météorologiques défavorables. “Nous avons tout de même réussi à réaliser de sérieuses avancées dans la réduction des dégâts et la protection des forêts”, avoue le SG du Madrp.
De la totalité de la surface touchée par ces incendies recensés durant l’année 2017, près de 29 000 ha sont des forêts. Les maquis et les broussailles représentent respectivement 10 339 ha et 14 745 ha. Pour atteindre les objectifs tracés, la Direction générale des forêts (DGF), à travers ses 40 conservations, a mis en place un dispositif renforcé par 405 postes de vigie, chargés de la surveillance et de l’alerte avec un effectif de 1 000 éléments.
Les 481 brigades mobiles disposent de 2 456 agents pour la première intervention et 309 camions citernes pour les feux de forêt légers. Outre les 2 828 points d’eau situés en forêts ou à proximité, il a été mobilisé quelque 1 200 chantiers selon un effectif total de plus de 16 600 ouvriers.
Tout en sollicitant l’aide des citoyens dans la lutte contre l’embrasement du patrimoine forestier, M. Chadi encourage la création d’activités économiques et la réalisation de projets d’investissements qui inciteront à coup sûr, affirme-t-il, les opérateurs à protéger davantage leur propriété.
Par ailleurs, Kamel Chadi souligne que l’opération d’indemnisation des propriétaires victimes de ces incendies se poursuit toujours. “Le programme d’indemnisation est toujours en cours. Nous accompagnons les victimes pour qu’elles puissent reprendre l’activité qu’elles exerçaient auparavant, notamment l’apiculture, l’oléiculture, l’arboriculture, l’élevage...”, explique le SG du Madrp, en marge de la réunion d’évaluation de la commission qu’il a présidée jeudi au siège de la DGF.
Pour L’année 2018, la commission continuera à actualiser le plan de lutte préventive et active contre les feux de forêt, les parasites et les maladies l’affectant. À l’aide de ces mesures, le secteur peut sauver de nombreuses filières qui traversent actuellement une période de déclin. C’est le cas de l’oléiculture.      

L’oléiculture, une filière en déclin !
L’Algérie n’assure qu’une production se situant entre 60 000 et 80 000 tonnes d’huile d’olive, en dépit d’un patrimoine arboricole pouvant produire davantage, s'il est régénéré, étendu, fructifié et accompagné. Le pays n’aura exporté en 2016 que 47 tonnes. Ce qui demeure une quantité insignifiante. Or, la Tunisie exporte, chaque année, une moyenne de 200 000 tonnes de ce produit vers une cinquantaine de pays.
L’huile algérienne éprouve les pires difficultés à pénétrer les grands marchés mondiaux. Car, la filière vit en ce moment beaucoup de problèmes. Les producteurs estiment que la production nationale d’huile d’olive est sous le monopole d’“affairistes” qui n’ont aucun lien avec cette activité et point de connaissance sur le métier.
Outre la fermeture des vergers, les gens n’exploitent plus leurs oliviers. En dépit de l'annonce d'un programme de 1 million d’hectares de plantation d’oliviers, qui n’est pas encore acquis, le secteur oléicole n’a pas été sérieusement pris en charge, est-il précisé dans un reportage de la radio Chaîne III.
Pourtant, ajoute-t-on, si l’on fait le parallèle entre un baril de pétrole de 159 litres cédé à environ 60 dollars et un contenant identique rempli d’huile d’olive extravierge, ce dernier rapporterait 630 dollars à l’international, soit dix fois plus. Si l’Algérie en venait à développer et à exploiter les fruits de son patrimoine oléicole, son économie bénéficierait assurément d'une source de devises renouvelable...

B. K.


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