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Le président de l’ABEF, Boualem Djebbar, l’a indiqué hier

8 800 milliards de dinars de crédits accordés en 2017

© D.R.

Les banques algériennes financent l’économie avec beaucoup de positivité et d’objectivité, a estimé, hier, le président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), Boualem Djebbar, qui était l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio algérienne.  
Boualem Djebbar a indiqué que nous sommes sur “une progression positive à deux chiffres”, même si nous sommes loin de la courbe de 2014 où le taux était de 26%. En 2015, le taux était à un peu moins de 20%, en 2016, il était à peu près à 14%. En 2017, malgré les difficultés, le taux s’est établi à 12%. Ce qui se traduit par un encours crédits au 31 décembre 2017 de 8 800 milliards de dinars, en progression par rapport à 2016 où il s’était établi à 7 800 milliards de dinars. Boualem Djebbar a précisé que les crédits d’investissement représentent 75% de la masse totale des crédits. Concernant le recouvrement, le président de l’Abef a indiqué qu’il y a des crédits impayés mais qui sont conformes puisque, selon lui, ils ne dépassent pas les 10% cumulés depuis l’existence des banques en Algérie, et ce, pour tous types de crédits confondus. Interrogé sur le chiffre de 4 675 milliards de dinars représentant l’argent qui circule hors banques à fin 2017, Boualem Djebbar a tenu à préciser que 2 700 milliards de dinars de ce chiffre ne sont pas comptabilisés comme argent de l’informel puisqu’il s’agit de l’argent gardé par les ménages pour les besoins des transactions quotidiennes. Par extrapolation, les montants restants représentent l’argent de l’informel, soit autour de 2 000 milliards de dinars. En terme de collecte de ressources, le président de l’Abef a souligné qu’il y a “une progression de la collecte peut-être pas suffisamment par rapport à la masse existante, mais cela permet de maintenir le cap en termes d’octrois de crédits”. Selon lui, l’opération de mise en conformité volontaire, clôturée au 31 décembre 2017, a réussi à drainer un peu plus de 100 milliards de dinars. En outre, a-t-il déclaré, il y a aussi l’emprunt national pour la croissance mais aussi les actions quotidiennes des banques en termes de développement de l’épargne et l’amélioration des instruments de payement. Enfin, concernant la récente note de la Banque d’Algérie, invitant les banques à ne plus questionner les clients sur l’origine des fonds qu’ils veulent déposer, il a indiqué qu’elle vient pour lever certaines ambiguïtés et fausses interprétations dans l’application du dispositif mis en place. Selon lui, “les déposants sont libres de disposer de leur argent à tout moment”. Quant à d’éventuels risques de blanchiment d’argent, l’invité de la rédaction de la chaîne III a estimé que la note de la Banque d’Algérie “n’est pas en contradiction avec le dispositif national de lutte contre le blanchiment qui relève d’autres organes de contrôle”. “Le rôle de la banque, a-t-il précisé, est de travailler sur la base de la connaissance du client, lui réserver le meilleur accueil, recevoir son argent et le faire transiter dans le circuit économique.”  


Saïd Smati

 


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