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La communication institutionnelle en difficulté

À qui s’adressaient les remontrances d’Abdelmalek Sellal ?

© D.R.

Le Premier ministre ne s’est pas contenté de l’admonestation puisqu’il a clairement affiché sa détermination à aller jusqu’à sanctionner les récalcitrants parmi les agents de l’État.

Visiblement agacé par les débordements constatés dans le comportement pour le moins répréhensible de certains des membres de son gouvernement, le Premier ministre Abdelmalek Sellal semble décidé à mettre un peu d’ordre dans la maison pour éviter que les choses ne prennent une tournure encore plus salace. En décrivant lundi dernier au Palais de la culture d’Alger, à l’occasion d’une rencontre sur l’opération de destruction de supports audiovisuels piratés, l’anarchie totale dans laquelle baigne le secteur de l’audiovisuel algérien, le Premier ministre a exprimé la volonté de l’État d’y mettre le holà, une bonne fois pour toutes.
Ce qui, d’emblée, devrait constituer une initiative salutaire si elle venait à assainir cette branche qui a, faut-il le dire, jusqu’ici, fonctionné dans la clandestinité, ouvrant la voie à des dérives intolérables. Une telle opération, du reste salvatrice pour le métier, ne manque pas, en même temps de susciter des craintes quant aux injustices qui peuvent s’abattre sur les uns et les traitements de faveur dont pourraient bénéficier d’autres. Mais, par son coup de gueule, le Premier ministre n’a pas manqué d’adresser quelques remontrances aux “agents de l'État, quel que soit leur niveau de responsabilité” auquel il a, d’ailleurs, recommandé de soigner leur communication. “Ces impératifs en matière de communication valent aussi pour tous les agents de l'État, quel que soit leur niveau de responsabilité. Ils ne peuvent, ni ne doivent adopter dans leurs activités publiques des positions ambiguës quand il s'agit des fondements et des valeurs de la nation”, s’est-il lâché, dans un discours, mêlant mise au point et mise en garde, lu en présence d’au moins huit ministres de son gouvernement dont certains étaient manifestement embarrassés par la réflexion. Quels sont ces “impératifs en matière de communication qui valent aussi pour tous les agents de l’État” ? Le Premier ministre les aura, en effet, énumérés en citant les valeurs que doit, désormais, véhiculer le secteur audiovisuel national et qui s’appliqueraient, selon lui, également à tous les responsables de l’État. En recourant à l’adverbe “aussi”, le Premier ministre met, ainsi, sur un pied d’égalité, en termes de responsabilité, et les membres du gouvernement et les responsables des chaînes de télévision. Mais à qui s’adressait précisément le Premier ministre à travers sa réflexion ? Si la question reste posée quant à ces “agents de l’État” visés par les reproches formulés par ce dernier à cette occasion, d’aucuns peuvent rapidement faire le lien avec les sorties pour le moins choquantes pour l’opinion publique du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, et de celui de la Communication, Hamid Grine.
Tous deux se sont fait remarquer, en effet, ces dernières semaines, le premier pour avoir interdit au patron de Cevital, Issad Rebrab, de prendre part au Forum économique algéro-britannique, et le second pour ses récurrentes inimitiés avec la presse privée. Ce sont presque les deux seuls responsables de l’État qui suscitent la controverse à cause de leurs déclarations et de leur comportement, notamment ces dernières semaines. Il est vrai que cela fait longtemps qu’on n’a pas entendu Abdelmalek Sellal sur ce terrain, alors que certains de ses ministres donnaient l’impression de dépendre d’autres chapelles que son service. Sa sortie tendrait-elle à sonner la fin de la récréation et à réaffirmer son autorité sur la troupe qui commence à montrer des signes de dispersion ? Il faut dire que le Premier ministre ne s’est pas contenté de l’admonestation puisqu’il a clairement affiché sa détermination à aller jusqu’à sanctionner les récalcitrants. “Tout manquement sera sanctionné”, a-t-il, en effet, ajouté. D’aucuns espèrent que le discours du Premier ministre ne restera pas des paroles en l’air et que, désormais, les personnes qui occupent des postes de responsabilité au niveau de l’État soient précisément dotées du sens de l’État et évitent d’abuser de leur position pour s’adonner à des règlements de compte qui portent, précisément, atteinte à l’image de ce même État.


Hamid Saïdani


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Commentaires
2 réactions
nouari019 le 25/05/2016 à 12h10

heureusement que le ridicule ne tue pas il faudrait qu'il commence lui même a reconnaitre sa malhonnêteté lui tous ses acolytes qui sont au pouvoir des vrais truands en costume/cravate avec la bénédiction du roi(parrain de la mafia)) depuis Oujda, moi ce qu'il me fait mal au cœur c'est que des vrais algériens ont donné leur vie pour un résultat pareille depuis 62 l'Algérie et gouverné par des renégats.

nouari019 le 25/05/2016 à 12h14

siffle beau tu a un beau plumage, vous et votre clique de mafieux faite la pluie et le beau temps en ce bas monde, mais devant l'éternel il y aura un autre son de cloche l'addition sera salé in challa.

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