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Sur les 4 600 recours traités, 221 ont vu leurs demandes rejetées

AADL 2001 : les souscripteurs s’en remettent à Sellal


Contrairement à ce qui a été avancé ces derniers jours, le problème des souscripteurs AADL 2001 d’Alger n’est toujours pas réglé par l’administration. Sur les 4 600 dossiers de recours traités, 221 ont été rejetés de manière définitive.
Ce groupe de bénéficiaires a été éliminé des listes à cause d’un problème d’affiliation à la Cnas et à la Casnos. Ces bénéficiaires ont organisé hier un sit-in devant le siège du ministère de l’Habitat pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une “injustice” dans l’étude de leurs dossiers.
N’ayant pas eu la possibilité d’expliquer leurs cas aux responsables de la direction générale, ils ont décidé de recourir au Premier ministre à travers une lettre dans laquelle ils demandent de l’aide. Ils sollicitent son assistance afin, disent-ils, “de nous rétablir dans nos droits au sujet des logements AADL dont nous sommes bénéficiaires, dépossédés pour des raisons qui sont à nos yeux injustes dans un pays de droit”. Ils estiment que la raison d’un problème d’affiliation à la Sécurité sociale avancée n’est aucunement valable. Car, arguent-ils, “certains d’entre nous sont victimes de leurs employeurs qui ne les ont pas assurés alors que d’autres ont perdu leur emploi ou ont changé de travail”. Les souscripteurs demandent en fait l’intervention de Sellal pour que les demandes de recours qu’ils ont introduites auprès de l’AADL soient étudiées.
Ils précisent dans leur courrier qu’ils répondent à tous les critères requis pour l’acquisition de ce type de logement avec la formule location-vente à laquelle ils ont souscrit depuis 16 ans, soit en 2001. Pour eux, ils remplissent toutes les conditions exigées car, ils ne sont propriétaires d’aucun bien immobilier, ni de logement, ni de lot de terrain, et n’ont pas fait d’héritage. “Notre seul problème est la non-affiliation à la Cnas et à la Casnos”, soulignent-ils. Cette exigence, faut-il le préciser, n’a jamais été évoquée par l’AADL au début de l’opération de souscription en 2001. “Nous sommes des citoyens algériens qui ne demandent que l’accès à un logement décent parce que nous vivons tous des situations sociales critiques”, déplorent-ils encore.
Ils fondent beaucoup d’espoir sur le Premier ministre qu’ils qualifient d’ultime recours “face à une administration qui nous tourne le dos”. La DG de l’AADL a, faut-il le rappeler, émis des réserves sur les dossiers de ces postulants, seize années plus tard. Après un énième contrôle de leurs demandes, réactualisées en 2013, les services de l’AADL ont exigé un autre document, à savoir leur affiliation à la Sécurité sociale. Au moment où ces demandeurs attendent une convocation pour le paiement de la deuxième ou de la troisième tranche, ou la remise des clés, la DG réclame d’eux la fourniture d’une nouvelle pièce qui doit être datée de l’année 2013… Cette exigence de la part de l’administration de l’AADL n’a, estiment-ils, aucun fondement juridique. Ils s’interrogent également sur le rapport qu’il y a entre leur demande et une affiliation à la Sécurité sociale.
Ces souscripteurs sont, dans leur majorité, des pères de famille qui louent depuis 16 ans et vivant dans des conditions sociales difficiles.
Certains d’entre eux ont divorcé car ils n’ont plus où aller, le montant de la location étant exorbitant.


B. K.  

 


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