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élection présidentielle

Abdelaziz Belaïd menace de retirer sa candidature


Le président du front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, a menacé, hier, de se retirer de la course électorale si le régime maintient la candidature du président Abdelaziz Bouteflika. Il a, en effet, indiqué lors d’une conférence de presse, tenue au siège de son parti, que “si le régime maintient la candidature de Bouteflika, nous serons absents lors de la prochaine élection et nous serons toujours aux côtés du peuple qui s’est exprimé contre le 5e mandat. Nous ne participerons pas à cette pièce comique qui fait de nous la risée du monde entier”.
Abdelaziz Belaïd a, également, affirmé que “le régime veut aller aux élections sans le peuple qui est sorti dans la rue”. Belaïd a souligné qu’il ne participerait à l’élection du 18 avril que si la candidature de Bouteflika est retirée, dénonçant au passage la fraude à grande échelle qui a caractérisé l’opération de collecte des signatures. Abdelaziz Belaïd a estimé, à ce titre, que le dépôt de 19 500 parrainages d’élus et 5 millions de signatures d’électeurs algériens au profit d’Abdelaziz Bouteflika prouve que “l’élection est tranchée d’avance” et que “toute l’administration a été mobilisée au profit du Président candidat”. Il ajoute que “toutes les institutions de la République sont devenues des comités de soutien au Président candidat”. Le président d’El-Moustakbal a affirmé que lors de l’opération de collecte des parrainages, les militants de son parti ont fait l’objet de pressions et de menaces de la part des représentants de l’administration, dont des walis et chefs de daïra. “Certains ont été assiégés, démis de leurs fonctions et placés sous contrôle judiciaire”, a-t-il dénoncé. À cela s’ajoute, dit-il, l’autre violation des lois de la République : le dépôt “par procuration” du dossier de candidature du Président candidat. “le Président candidat ne s’est pas déplacé au siège du Conseil constitutionnel pour déposer son propre dossier, ce qui est illégal”, a-t-il relevé, en se référant au règlement intérieur du Conseil constitutionnel, dans son article 28, qui “énonce que les déclarations de candidature pour la présidence de la République doivent être déposées par le candidat, et non pas par procuration”.
L’orateur, qui a indiqué avoir déjà conditionné son entrée à l’élection présidentielle par “l’arrêt de l’appareil de fraude” et “la mise en place d’une commission d’organisation et de contrôle de l’élection composée de partis et de citoyens au niveau des communes et des wilayas”, a expliqué le dépôt de son dossier auprès du Conseil constitutionnel, le 3 mars dernier, par “le nouveau souffle”  que lui a donné le mouvement de la rue. Un mouvement populaire où “le peuple est sorti pour exprimer son refus du 5e mandat”.


A. R.



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