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Il a présidé hier le conseil national de l’instance

Abdelouahab Derbal admet les limites de la Hiise

Le président de la Hiise, Abdelouahab Derbal, hier, à l’hôtel El-Aurassi. © D. R.

“La Hiise est la première expérience en Algérie. Donc, elle est encore à la phase expérimentale”, a-t-il tenté de justifier.

Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise), Abdelouahab Derbal, a admis, hier, même à demi-mot, que les prérogatives de l’instance qu’il dirige depuis sa création dans le sillage de la révision constitutionnelle de 2016 restent encore limitées. Des limites qu’il tente, néanmoins, de justifier par le fait que la Hiise serait encore en phase de construction. “La Hiise est la première expérience en Algérie. Donc, elle est encore à la phase expérimentale. Ses prérogatives globales seront consolidées au fil du temps. La Hiise est régie par des textes qui, eux, sont appelés à être améliorés progressivement. Notre objectif étant de bâtir une véritable instance indépendante à l’avenir”, a-t-il, en effet, concédé, en marge des travaux du conseil de la Hiise qui se sont ouverts, hier, à l’hôtel El-Aurassi, en présence des ministres de la Justice et de l’Intérieur, en l’occurrence Tayeb Louh et Noureddine Bedoui.
Le président de la Hiise explique que le renforcement des prérogatives de l’instance devra permettre dorénavant d’éviter à certains plaignants parmi les candidats, dans certains cas, le recours à la justice, comme ce fut le cas lors des législatives de 2017. Il cite les cas du rejet, à l’occasion de ces législatives, de certaines candidatures par la chambre administrative des tribunaux, avant leur réhabilitation par la Hiise. M. Derbal souhaite, ainsi, mettre fin au recours quasi automatique à la justice, tant est que, dit-il, ces cas relevant de l’activité politique ne doivent pas être traités comme les affaires de droit commun et que l’intervention de la Hiise suffirait au règlement de ce genre de “conflits”. Conscient de la polémique qu’ont toujours soulevée les récentes élections, M. Derbal tente, contre vents et marées, de convaincre que son instance fera de son mieux pour garantir un scrutin présidentiel “transparent”, assurant, au passage, que la Hiise ne se contentera pas de constater, mais plutôt de “surveiller”. “En dépit des efforts consentis par la Hiise pour réussir les deux précédents rendez-vous électoraux (les locales et les législatives), les scrutins ont toujours suscité la polémique en Algérie”, a-t-il admis. à son avis, cette polémique serait, essentiellement, due aux insuffisances constatées dans certains textes de loi qu’il faudrait, plaide-t-il, “régulièrement réviser” pour remédier à cette situation.  Qualifiant le scrutin du 18 avril prochain de “décisif pour l’avenir du pays”, le président de la Hiise a rassuré, dans la foulée, que les candidats seront traités sur “un pied d’égalité”. La tâche de la Hiise s’annonce, néanmoins, rude, en ce sens que c’est le premier scrutin présidentiel qu’elle surveillera depuis sa création. Dans leurs discours respectifs prononcés à l’ouverture des travaux du conseil de la Hiise, les ministres de la Justice et de l’Intérieur se sont contentés de faire part de la disposition de leur département à accompagner “convenablement” le processus électoral afin, de “garantir un scrutin démocratique”.


Farid Abdeladim

 


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