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Le MSP organise une conférence-débat à l’hôtel Mazafran

Abderrezak Makri : “La crise est surtout politique”

©D. R.

Le chef de file du Mouvement pour la société de la paix (MSP), Abderezzak Makri, a, de nouveau, réitéré hier la revendication de l’opposition pour la construction d’un consensus national à même, dit-il, de sortir le pays de la crise multidimensionnelle qui l’affecte profondément.
Pour M. Makri, la solution économique que “feint de chercher le régime” est insuffisante car, selon lui, la crise est aussi politique. “Aujourd’hui, la crise qui frappe le pays est autant politique qu’économique. Donc, la solution ne doit pas être seulement économique, mais aussi et surtout politique”, a estimé le chef du MSP dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de célébration du 14e anniversaire de sa disparition, un certain 19 juin 2003, du fondateur du parti, Cheikh Mahfoud Nahnah. Organisée à l’hôtel Mazafran (Zéralda), cette rencontre politique, placée sous le thème “L’avenir de l’Algérie à l’ombre des mutations actuelles”, a connu la participation de plusieurs invités de différents horizons dont l’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, le sociologue Nacer Djabi, l’ancien chef de gouvernement Sid-Ahmed Ghozali, l’ancien officier supérieur de l’ANP, Ramdane Hamlet, ou encore le consultant en économie, Abderrahmane Mebtoul. La salle était remplie, notamment, par les nouveaux députés du parti à qui cette conférence s’adressait particulièrement.
Regrettant le “ratage” par le pouvoir de l’aubaine des dernières législatives pour provoquer le changement tant souhaité, M. Makri a appelé à la recherche d’une autre occasion pour sauver le pays avant que ce ne soit trop tard. Il déplore, à ce titre, la fraude qui avait émaillé le scrutin du 4 avril dernier, sans laquelle les rapports de force auraient, selon M. Makri, changé. Existe-t-il encore une chance de sauver le pays ? M. Makri répond par l’affirmative, mais conditionne une telle éventualité par des concessions que le pouvoir en place doit accepter de lâcher afin d’aboutir à la construction d’un consensus national.
Cela, d’autant plus que, déplore-t-il, l’échec du pouvoir n’est plus un secret pour personne. “L’échec des politiques économiques, sociales et politiques est avoué par les tenants du pouvoir eux-mêmes”, rappelle M. Makri, allusion aux réformes engagées depuis l’arrivée, à la tête de l’État, d’Abdelaziz Bouteflika. Comme l’ensemble de l’opposition de laquelle il se réclame depuis qu’il dirige le MSP, M. Makri appréhende des “horizons difficiles” en estimant que le pays est déjà au bord du précipice. Il en veut pour preuve l’austérité extrême qui est imposée aux Algériens ou encore l’éventuel recours à l’endettement annoncé par le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune.
Aussi, ajoute-t-il, la lutte des clans et la panique en haut lieu trahissent le discours du gouvernement qui tente encore de rassurer les Algériens.
Dans leurs interventions respectives, MM. Rahabi et Djabi ne sont pas moins alarmistes, mais ils appellent, en même temps, le pouvoir en place à accélérer l’ouverture démocratique avant que la situation ne s’envenime davantage.

Farid Abdeladim


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