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A la une / Actualité

2e édition du salon du textile et de la mode à Oran

Absence inexpliquée du complexe de Relizane

Le président de la Fédération du textile de l’UGTA, Amar Takjout, n’a pas hésité à pointer du doigt les pouvoirs publics qui ne font pas le suivi des projets économiques qu’ils lancent.

La deuxième édition du Salon du textile et de la mode, qui se tient depuis le 25 avril dernier, au Centre des conventions d’Oran (CCO), sera clôturée, aujourd’hui, sans que cette manifestation économique draine l’engouement attendu, alors qu’elle s’inscrit dans la logique de relance d’un secteur important, dont la vitrine devait être le super nouveau complexe de textile de Relizane. C’est un sentiment de déception qui a été partagé par les organisateurs, les exposants, y compris le président de la Fédération nationale des travailleurs du textile et du cuir (FNTTC), présents à l’ouverture et au second jour, jeudi, dans les travées du salon. La cause ? “Le désintéressement” affiché des pouvoirs publics, avec l’absence remarquée d’officiels.
Une situation considérée comme un message négatif envoyé aux 80 exposants ayant fait le déplacement, venant parfois d’Europe, d’Asie, du Maghreb, sans oublier la quasi-totalité des groupes publics du textile. Alors que tous les segments de cette filière sont présents à cette deuxième édition, entre producteurs de matières premières comme les Chinois, les Pakistanais et les Turcs, ou encore la confection du prêt-à-porter, les machines industrielles, le complexe textile de Relizane, fruit d’un partenariat algéro-turc, entré en production, en mars dernier, pour sa partie filature pour confection de jeans a été, lui, le grand absent.
À ce propos, le président de la FNTTC, Amar Takjout, a eu des mots sévères lorsque, dans une déclaration en marge du salon, il pointera  du doigt les pouvoirs publics qui excellent dans les discours, mais manquent de faire le suivi de la politique économique qu’ils prônent, à savoir la relance de la production nationale. L’orateur ira plus loin, en citant l’exemple du complexe de Relizane qui subirait, selon lui, des entraves de la part de lobbies visant à bloquer son développement en évoquant un problème d’alimentation d’eau qui n’est pas résolu.
Pourtant, ce complexe doit devenir la locomotive de la relance industrielle du secteur du textile afin de réduire, d’ici 2025, le recours à l’importation qui coûte 7 milliards de dollars annuellement.
C’est aussi un projet qui aura pour vocation de répondre aux besoins nationaux avec une part de marché de l’ordre de 15 à 20% dans les 10 prochaines années. Si les exposants n’ont pas encore trouvé de répondants et d’appuis, certains innovent avec satisfaction, à l’image d’une société de Sétif, TNTEX spécialisée dans la confection et la fabrication de tissus et de sacs d’emballage. La particularité, c’est que ce produit est recyclable, entièrement confectionné en Algérie et qu’il n’est pas toxique, selon ses concepteurs, offrant une alternative aux sacs plastiques. Pour la prochaine rentrée scolaire, une gamme de protège-cahiers sera mise sur le marché avec cet atout d’être une production nationale et préservant la santé des enfants.


D. LOUKIL


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