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A la une / Actualité

Le chiffre d’affaires de la compagnie en baisse malgré une situation financière équilibrée

Air Algérie n’écarte pas une hausse des tarifs des billets

Baisse du chiffre d’affaires d’Air Algérie sur les 9 premiers mois de l’année 2017. © D.R.

Pour atténuer l’impact de la crise économique, le pavillon national tente d’améliorer ses relations avec les agences de voyages qui constituent 50% de son chiffre d’affaires.

C’est lors d’une rencontre d’envergure, et pour la première fois de son histoire, qu’Air Algérie décide d’honorer les Top Ten des agences de voyages les plus performances de l’année. Un message fort adressé par Bakhouche Allache,
P-DG d’Air Algérie, en direction de ceux qu’il considère, désormais, comme “partenaires incontournables” qui constituent 50% du chiffre d’affaires de la compagnie. Une occasion aussi pour le premier responsable de la compagnie, confirmé dans son poste de P-DG depuis août dernier de revenir sur les défis et perspectives de la compagnie en osant même reconnaître qu’“Air Algérie a enregistré une baisse du chiffre d'affaires sur les 9 premiers mois avec pour cause principale la concurrence de l’ensemble des compagnies desservant l'Algérie”.
Mi-figue, mi-raisin, il nuancera tout de même cette réalité en soulignant que “la situation financière reste équilibrée dans l’ensemble”. Il n’écartera pas, pour autant, “une hausse de la billetterie en fonction de l’évolution de l’offre et la demande et de ce qu’impose la concurrence”. Sur un autre registre, Allache a réitéré son engagement en direction du tourisme en maintenant la réduction des 50% pour les groupes de plus de dix personnes voyageant via les agences pour en direction du Sud et du Grand-Sud. Il parlera aussi de l’acquisition de nouveaux avions, selon les besoins, et réfute toute idée de recrutement, sauf pour les pilotes et les techniciens, selon les besoins également. Revenant sur le e-paiement, il confiera qu’“il reste des efforts à faire car l’engouement n’est pas au rendez vous”, puis commentera le procès porté en arbitrage international qui l’oppose à la société canadienne : “Nous n’avons ni gagné ni perdu, mais nous nous sommes acquittés, en effet, de 15,8 millions de dollars
canadiens.”

Une super commission pour les agences ?
Dans son intervention, Zoheir Houaoui, directeur de la division commerciale, a longuement insisté sur l’adoption du dispositif “BSP” qui, à son avis, réglera pas mal de soucis fonctionnels rencontrés jusque-là. “Faux”, rétorquent les professionnels des agences de voyages soutenant que l’obstacle qui entrave l’instauration d’un partenariat efficace réside dans l’absence de communication et d’un vis-à-vis fiable et attentif auprès de la compagnie.
“C’est bien beau de dire que nous sommes les Top Ten des agences et de nous gratifier d’un trophée, mais ça ne rime à rien si cela n’est pas accompagné d’un traitement qui va avec la performance que nous réalisons”, se plaignent t-ils, attestant qu’“un seul jour de retard dans le paiement de la quinzaine leur vaut une pénalité importante alors qu’ils sont des clients solvables à tout point de vue, et ça ne se passe pas comme ca avec les autres compagnies”.
Un autre responsable d’une agence a soulevé, quant à lui, “la difficulté de communiquer ses demandes et d’obtenir les allotements dont il a besoin alors  que c’est bénéfique pour les deux parties”. Aujourd’hui, il est question de s’acheminer vers le commissionnement “0” et l’instauration des frais de service sans que les agences voient en cette initiative une réelle avancée pour la corporation et, encore moins, pour le passager qui devra tout simplement “payer son billet plus cher”. Le passif qui existe pour la supercommission mentionnée noir sur blanc sur les contrats de 2012 à 2016 est d’ailleurs loin d’être réglé même s’il reste la principale revendication des agences pour assainir un différend et repartir sur de nouvelles bases.
Interpellé sur la question, Allache a soutenu que “la compagnie n’était pas outillée pour cela et la situation va changer pour instaurer la supercommission dans le futur”. Il faudra alors revoir le contenu des nouveaux contrats  valables jusqu’en 2019, et qui font l’impasse sur ce point.


Nabila Saïdoun

 


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