Scroll To Top
FLASH
  • Coronavirus: 174 nouveaux cas, 135 guérisons et 14 décès ces dernières 24h en Algérie (ministère)

A la une / Actualité

Attentat du Bardo

Alger recadre Tunis

©D. R.

L’attentat du Bardo n’a toujours pas livré tous ses secrets. Au-delà du fait que ce soit le cœur de la Tunisie qui soit touché par cet attentat spectaculaire, il est désormais clair que le pays du Jasmin est, plus que jamais, entré de plain-pied dans une phase où le terrorisme devrait faire partie de ses premiers soucis. Au lendemain de la révolution tunisienne, l’apparition des premiers groupuscules extrémistes, même si elle était inquiétante, n’a pas été prise trop au sérieux. L’assassinat d’opposants politiques et les quelques actes terroristes qui se sont déroulés du côté du mont Châambi n’ont pas été jugés suffisants pour élever le degré d’alerte et admettre que la Tunisie fait, bel et bien, face à une implantation de cellules terroristes sur son sol, et qu’il allait falloir mettre en place une stratégie de lutte, à court, moyen et long terme. C’est que le terrorisme, lorsqu’il s’installe dans un pays, ne peut y être délogé aussi facilement, en tout cas, pas dans l’immédiat.
L’ampleur médiatique de l’attentat du Bardo, au-delà du choc provoqué en Tunisie et ailleurs, a poussé les dirigeants tunisiens à s’adonner à des déclarations visant à détourner l’attention de l’opinion publique. Dans ce sillage, le président tunisien est allé affirmer, sur une chaîne de télévision française, que le chef du groupe terroriste à l’origine de l’attentat du Bardo serait algérien. Son ministre de l’Intérieur a abondé dans le même sens, affirmant que ce groupe serait Oukba-Ibn-Nafâa, affilié à al-Qaïda.
Or, au lendemain de l’attaque du musée du Bardo, le concurrent Daesh avait revendiqué cet attentat. Le terrorisme, quel que soit le sigle derrière lequel il se drape et quel que soit le pays qu’il frappe, ne saurait trouver de justification, encore moins être traité avec des faux-fuyants.

Transnational, ce phénomène n’a aucune frontière ni aucune nationalité
C’est dans cette optique que le ministre algérien de l’Intérieur a tenté de recadrer le discours distillé ces derniers jours par les dirigeants tunisiens. Tayeb Belaïz, même s’il n’a cité personne, a affirmé jeudi que “le terrorisme n’a pas de nationalité, n’a pas de pays, n’a pas de religion, n’a pas de couleur et n’a pas d’humanisme. Son seul objectif est de tuer et de détruire. Il peut se manifester dans n’importe quel territoire et moi je ne fais pas de différence entre les terroristes, quel que soit leur nom”. Le ministre ne nie pas la présence de terroristes algériens sur le sol tunisien, mais tient à rappeler qu’il existe aussi des terroristes tunisiens, et d’autres nationalités ; même en Europe, il existe des terroristes.
Focaliser sur un pays voisin lorsqu’on est frappé par un attentat, aussi spectaculaire soit-il, équivaudrait à lui en imputer la responsabilité, en quelque sorte. Or, entre autorités tunisiennes et algériennes, le courant passe à merveille et la coopération sécuritaire, sur le terrain, pas dans les paroles, est tout simplement exemplaire.
La sécurité de la Tunisie est la sécurité de l’Algérie, et vice-versa. Il en est ainsi de la situation en Libye ou au Mali. Cependant, la coopération sécuritaire, à elle seule, ne suffit pas, pour venir à bout de cette menace planétaire. Les politiques doivent, eux aussi, accorder leurs violons et s’engager, sans compromission aucune, dans cet effort transnational en vue de venir à bout de la nébuleuse terroriste.

A. B.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
4 réactions
ladi53 le 28/03/2015 à 10h26

Vous n'avez eu que ce que vous méritez. Vola le retour de manivelle, vos aides financières , militaires , renseignements etc ne vous épargnent pas des accusations.Le journaliste Elkabach dans le crash de l'avion allemand cherchait tout azimut pour trouver un nom parmi les passagers ; donnez moi un nom et je vous dirait qui c'est? Alors cherchons les origines du copilote? .faute d'avoir trouver le bouc émissaire on ne veut plus donner les origines du copilote. Suivez mon doigt et vous saurez.

abida13 le 28/03/2015 à 12h01

Il en est de l'amitié comme de la géographie avec la Tunisie. Il y'a eu Sakhiet Sidi Youssef puis Tiguentourine en 2013 et Bardo en 2015. Puis il y'a la politique. Alors on oublie les amitiés et la géographie. A Tiguentourine 11 terroristes Tunisiens ont été abattus. Ben Laden a semé la mort dans de nombreux pays. Tous ont finis par le désigner comme un terroriste. Persoone n'est allé cherché dans sa généalogie Yéménite ou Saoudienne les gênes de son appartenance.

muhand le 28/03/2015 à 17h21

Je pense qu'il va falloir que l'Algérie revoie sa politique vis à vis de ces pays "frères". Un arabe quand tu lui tends la main il cherchera à t'arracher le bras. C'est juste juste que nous avons la mémoire courte ou peut être pas, peut être que ceux qui nous gouvernent s'en foutent éperdument puisque ils ont été eux mêmes des traîtres à la cause algérienne durant la révolution. Ces Tunisiens durant la guerre ne nous font-ils pas payer le transit des armes qui venaient d'Égypte via leur pays ?

ESS1958 le 28/03/2015 à 18h12

L'argent des touristes algériens se rendant en Tunisie est le bienvenu ! Mais les algériens sont tous des terroristes : C'est bien un trait de caractère des Tunisiens : J'aime les devises que tu me ramènes mais toi je ne voudrais pas te voir ! Incroyable !

Commentaires
4 réactions