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Euler Hermes, le leader mondial de l'assurance-crédit

Algérie : le temps presse

“Le temps presse” pour l’Algérie, estime la direction des études économiques d’Euler Hermes dans son récent bulletin risque à l’export. “En 2018, l'Algérie a probablement enregistré sa plus faible croissance depuis 1994, à +1% selon nos estimations”, indique Euler Hermes, le leader mondial de l'assurance-crédit. Le gouvernement, relève d'Euler Hermes,  “avait l'habitude de faire face aux chocs (inflation après le Printemps arabe, chute du prix du pétrole après 2014) par le biais de subventions et d'autres transferts (la moitié des dépenses publiques en 2017), faisant passer la dette publique à 38% du PIB en 2019 (contre 9% en 2015)”. Euler Hermes soutient que “le taux de chômage de 12% (et de 28,3% chez les jeunes) a empêché le gouvernement de réduire ces subventions”. De plus les mesures protectionnistes de 2018 n'ont pas permis de combler le déficit de la balance courante (-8% du PIB), et les investissements médiocres dans le passé pèsent maintenant sur le secteur des hydrocarbures : sa production a diminué de -5% au cours des neuf premiers mois de 2018.
Le leader mondial de l’assurance-crédit ajoute que le taux en jours de couverture des importations par les réserves de changes s'est détérioré de 36 mois en mai 2014 à 16 mois. Ce niveau, estime Euler Hermes, n’est pas alarmant. Cependant, la forte croissance de la masse monétaire et une forte prime sur le taux de change du marché noir (+36% au-dessus du taux officiel) pèsent sur les perspectives et pourraient détériorer le comportement de paiement des entreprises. La difficulté de croître, malgré la hausse des prix au premier semestre de 2018, montre à quel point les goulots d’étranglement actuels pèsent sur le potentiel de croissance de l’Algérie. Selon Euler Hermes, sur une période de dix ans jusqu’à fin 2015, la croissance annuelle moyenne a été de +2,9%, ce qui suggère que d’autres facteurs limitaient déjà le développement de l’économie.
La croissance a été nettement inférieure à celle de l’Afrique dans son ensemble durant la majeure partie de cette période. La croissance s'est encore affaiblie et ne devrait pas s'accélérer particulièrement en 2019. Euler Hermes table sur un taux de croissance de 1,5%.


M. R.


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