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A la une / Actualité

Opérations d’exportation de produits agroalimentaires subventionnés

Ali Bey Nasri réfute l’existence d’“incohérences”

© D.R.

“Si contradictions et anomalies dans ces activités il y a, qu’on nous les cite”, déclare le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal).

De quelles incohérences dans les opérations d’exportation de produits alimentaires parle-t-on ? Si contradictions et anomalies dans ces activités il y a, qu’on nous les cite.” Le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Nasri, réfute l’existence d’“irrégularités” dans les opérations d’exportation de produits alimentaires, soulevées lors de la réunion du Conseil interministériel par le ministre du Commerce. “Le seul produit subventionné exporté concerne les pâtes alimentaires. Il n’y a pas d’autres produits à part les blés dur et tendre”, explique-t-il.
En tout cas, les 95% des exportations des pâtes sont l’œuvre des principaux producteurs qui se comptent sur les doigts d’une main, à savoir les groupes Sim, Metidji (Safina), Sopi (Mama) et, à un degré moindre, Benamor. “Ceux-là ne posent pas de problèmes car ce sont eux qui importent le blé. Il s’agit d’un régime cadré. Ils importent, fabriquent et réexportent”, précise M. Nasri. En termes plus clairs, après la suspension des exportations de pâtes en 2009, l’Anexal, affirme son président, a proposé la mise en place d’un régime douanier, dénommé “admission temporaire”.
Ce dispositif a pour objectif d’alléger la trésorerie d’une entreprise exportatrice. Celle-ci importe des produits en exonération des droits et taxes tel que défini dans la convention de Kyoto de l’organisation mondiales des douanes. “Nous avons demandé aux autorités de laisser ces entreprises importer du blé avec ce régime qui demeure un droit. Ces opérateurs importent le blé eux-mêmes. Et ce n’est pas du blé local donc il n’est pas subventionné. En plus, l’admission temporaire permet une grande traçabilité”, relève M. Nasri.
Pour le président de l’Anexal, il n’y a pas de problèmes dans la filière, non sans s’interroger vraiment sur l’opportunité de consacrer tout un Conseil interminitériel (CIM) à l’exportation des pâtes alimentaires. Car, argue-t-il, “seuls quelques petits traders provoquent de temps en temps une incongruité sur un container. Mais ceux-ci ne représentent que 2% de la totalité”. Ali Bey Nasri estime que ce sujet ne mérite pas d’être à l’ordre du jour de tout un Conseil interministériel.
Il en veut pour preuve le volume infime des exportations de pâtes. “Nous sommes les derniers de la planète en termes d’exportations de pâtes. Au moment où les Tunisiens exportent pour une valeur de 50 millions de dollars de pâtes, l’Algérie n’en a exporté que 5 millions de dollars en 2016 en baisse par rapport à l’exercice 2015 (7,5 millions de dollars). La Tunisie, pour ne citer que cet exemple, exporte ainsi 10 fois plus que notre pays”, souligne M. Nasri. Une chose est certaine : “À part les pâtes et le blé, aucun produit subventionné n’est exporté.” “Peut-être, en arrière-pensée, les conclusions du CIM font-elles allusion à l’exportation du sucre ?”, se demande-t-il. Et là encore, précise-t-il, le “premier exportateur en Algérie, c’est Cevital. Et ce groupe n’a jamais émargé pour la subvention ni pour le sucre ni pour l’huile. C’est le seul qui n’a jamais émargé au fonds de compensation”.
Cela dit, le président de l’Anexal ne cache pas sa déception quant à la tenue d’une telle rencontre qui, selon lui, n’a pas abordé les vraies problématiques de fonds auxquelles font face les exportations hors hydrocarbures.

“Le CIM devrait aborder les problèmes
de fonds des exportateurs”
Il aurait aimé que son organisation soit associée à cette réunion pour qu’elle puisse exposer les contraintes qui bloquent les opérateurs à l’export. Ce qui chagrine le plus le président de l’Anexal est l’obsolescence de la réglementation des changes qui, soutient-il, a besoin d’une mise à niveau à même de l’adapter aux standards internationaux. “La réglementation des changes considère l’exportateur algérien comme un suspect en puissance”, déclare-t-il.  
Ali Bey Nasri trouve anormal que cette réglementation contienne 19 articles pour les opérations d’export et 15 à l’import ! Pourtant, précise-t-il, “nous importons tout et nous n’exportons pratiquement rien”. Ce qui le pousse à dire qu’“exporter est perçu par les autorités comme un acte suspect”. 


B. K.


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