Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Le président du FCE traite Abdelmadjid Tebboune de “prédateur”

Ali Haddad règle ses comptes

Ali Haddad, président du FCE. © D.R.

Si l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, semble avoir battu en retraite, observant un silence sidéral après son limogeage, le président du FCE, lui, maintient la hache de guerre déterrée.

Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, n’a, en effet, pas pris de gants pour s’attaquer à l’ancien Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, sans le nommer. “Il y a quelques mois, nous avons été victimes d'une cabale dont les instigateurs ont essayé de nous présenter comme des prédateurs en nous collant tous les maux. Je peux le dire ici,   le prédateur, c’est lui. Nous, nous sommes des travailleurs. Nous nous levons très tôt et nous ne dormons pas parfois pour le bien de nos entreprises et de l’Algérie”, a assené Ali Haddad, à l’ouverture, hier, de l’assemblée générale ordinaire de l’association patronale organisée  au Palais des expositions - Pins maritimes à Alger. “Nous n'avons pas abdiqué et nous avons affronté cette situation avec beaucoup de responsabilité car nous avons toujours placé les intérêts suprêmes du pays au-dessus de toute considération”, a indiqué le président du FCE,  affirmant avoir tourné la page. “Nous sommes des constructeurs et non des destructeurs”, a-t-il ajouté. Aujourd’hui, “tout est rentré dans l'ordre” pour l’association patronale. “Le gouvernement nous a clairement exprimé sa confiance”, a déclaré Ali Haddad, annonçant l’obtention par l’association patronale d’une assiette de terrain de plus de 5 hectares à Mahelma à Alger, pour construire une très grande école de management. Le président du FCE a révélé que son organisation avait, auparavant,  obtenu un terrain de 1,7 ha à la même place. “Mais il nous a été retiré”, a-t-il indiqué. Lors d’un point de presse, M. Haddad a précisé que c’est l’ancien Premier ministre qui a retiré ce terrain à l’association patronale. “Il ne nous a pas retiré uniquement ce terrain, mais beaucoup de choses encore”, a-t-il accusé. Ce rapport difficile entre l’ancien Premier ministre Abdelmadjid Tebboune et le FCE contraste avec la lune de miel entre l’association patronale et l’actuel Premier ministre Ahmed Ouyahia. M. Haddad a souligné que l'université du FCE s’est tenue en présence du Premier ministre Ahmed Ouyahia, de 8 ministres en exercice, de plus de 50 parlementaires, d’une vingtaine d’anciens ministres et plus de 200 hauts responsables de l'administration. “Nous avons démontré que nous pouvons faire de belles choses lorsqu'on nous fait confiance et qu'on nous laisse exercer notre liberté d'initiative sans aucune entrave. Nous avons prouvé que le travail collaboratif et collectif est la clé pour la réussite de toute
démarche”, a
estimé le président du FCE.
Ce dernier a, d’ailleurs, tenu à exprimer sa “profonde gratitude” au Premier ministre, “qui a démontré de nouveau l’attachement de nos autorités – et à leur tête, Son Excellence le président de la République Abdelaziz Bouteflika – au dialogue sérieux et constructif avec les chefs d’entreprise”. M. Haddad ne s’arrête pas là. Il applaudit et soutient l’orientation de la politique économique du gouvernement. “Les réformes envisagées sont l’essence même du plaidoyer de notre Forum”, a-t-il argué, annonçant aux membres de l’association patronale la reprise “bientôt des réunions avec les membres du gouvernement et les hauts responsables”. Interrogé sur la date de la tenue de la prochaine tripartite, le président du FCE avait rappelé qu’elle avait été fixée pour le 23 septembre dernier. “Nous n’étions pas tout à fait d’accord parce que nous avions tenu une tripartite en mars”, a-t-il indiqué, estimant que tenir une autre tripartite au mois de septembre n’est pas opportun. “Il n’y avait rien à discuter”, a-t-il estimé, soulignant que lors d’une rencontre entre l’actuel Premier ministre, les organisations patronales et l’UGTA, il a été décidé de la différer. “Nous la tiendrons au moment opportun. Il n’y a pas d’urgence. Cela nous donnera du temps pour bien mûrir les projets”, a souligné M. Haddad.


Meziane Rabhi

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER