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Auditionné jeudi dernier dans l’affaire Haddad

Amar Ghoul en prison

L’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul. © Liberté

L’ex-ministre des Transports devra être entendu également dans d’autres affaires de corruption. 

Entendu jeudi par le conseiller enquêteur près de la Cour suprême, l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a été placé sous mandat de dépôt. Le parquet de la Cour suprême a communiqué, le même jour, les charges retenues contre lui, à savoir conflit d’intérêts, gaspillage de l’argent public, abus de fonction délibéré par un agent en fonction en violation des lois et réglementations en vigueur et corruption dans le domaine des transactions publiques. Amar Ghoul, également président de TAJ, parti de l’ex-alliance présidentielle, est poursuivi pour des délits présumés de corruption liés à l’homme d’affaires Ali Haddad, lui-même arrêté fin mars à un poste frontière avec la Tunisie et incarcéré à El-Harrach. 

Dans le cadre de ce dossier, le magistrat instructeur a eu à auditionner déjà l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, deux ex-walis, Abdelkader Zoukh d’Alger et Mohamed Khnafer d’El-Bayadh, ainsi que d’ex-ministres, en l’occurrence Amar Tou, Boudjemaâ Talaï, Karim Djoudi, Amara Benyounès et Abdelkader Bouazgui. Amar Ghoul est appelé également à comparaître dans les prochains jours devant la justice, en sa qualité de ministre des Transports, dans le dossier en instruction autour du patron de Cima Motor Mahieddine Tahkout, pour des faits punis par la loi, a précisé le procureur général de la Cour suprême, le 10 juillet. 

Cité par plusieurs accusés dans l’affaire autoroute Est-Ouest, l’un des plus grands scandales financiers, évalué à près d’un milliard de dollars de commissions et de pots-de-vin, ce protégé du règne de l’ex-président Bouteflika a été seulement auditionné par écrit en qualité de témoin, lors de l’instruction ouverte en 2009. Mais la Cour suprême a rappelé récemment qu’elle ne s’est pas encore prononcée sur les pourvois en cassation et qu’elle allait ouvrir à nouveau ce dossier. 

Amar Ghoul devra notamment s’expliquer sur les raisons de l’augmentation du coût de réalisation de ce projet, sur le marché accordé à la société française EGIS pour le contrôle extérieur de la partie Ouest de l’autoroute, ainsi que sur la prise en charge des frais de l’ameublement de sa villa du Club des Pins par l’entreprise chinoise Citic-CRCC qui a décroché le marché des lots Centre et Ouest de l’autoroute pour plus de 6 milliards de dollars et le consortium japonais en charge du lot Est pour 5,2 milliards de dollars. 
L’ancien ministre des Travaux publics aurait touché, selon Addou Sid-Ahmed, son homme de confiance et chef de cabinet lorsqu’il était ministre de la Pêche, une commission de 1,25% sur le contrat de 6,2 milliards de dollars accordé aux Chinois. 

Tajeddine Addou Sid-Ahmed a ajouté lors de son audition devant les enquêteurs du DRS puis devant le juge d’instruction que Ghoul l’a envoyé “en mission spéciale à Paris” pour prendre contact avec le directeur d’étude de l’époque de la société EGIS et lui réclamer le versement de sa commission. À rappeler que les poursuites contre Amar Ghoul ont été entamées après son renoncement à son immunité parlementaire, fin juin dernier. Il était sénateur du tiers présidentiel. 
 

Nissa Hammadi

 


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