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A la une / Actualité

Marché des espaces publicitaires urbains

Anarchie et réglementation bafouée

Depuis l’année 2016, les services de la wilaya d’Alger n’ont pas lancé d’appels d’offres pour le choix des opérateurs afin de leur confier la gestion et la commercialisation des panneaux et autres espaces publicitaires dans la capitale. En dépit de cette décision, des sociétés spécialisées dans ce domaine, notamment Ad Display, ont continué à exercer leur activité en recourant à des contrats qu’elles ont paraphés avec les exécutifs communaux. Pis encore, une instruction du wali d’Alger ordonne la résiliation de tous les contrats signés avec cette entreprise et la démolition de l’ensemble des panneaux publicitaires qu’elle a édifiés. Les responsables destinataires de la note n’ont pas jugé utile de mettre à exécution cette mesure. Ce qui a motivé les dirigeants d’Ad Display et d’autres entreprises à poursuivre leur activité sans être inquiétés outre mesure. Un observateur très au fait de ce marché avoue que cette société était considérée au-dessus de la loi, voire de toute autorité. Cette société n’a pas l’autorisation de placer des panneaux publicitaires sur les autoroutes et encore moins d’agrandir leurs dimensions. Le manque de professionnalisme et les infractions réglementaires constatées au sein de cette société ont d’ailleurs été à l’origine de la mort de l’un de ses employés en plein exercice de son métier, c’est-à-dire lors de l’installation d’un panneau dont les dimensions ont été revues à la hausse aux environs de Ben Aknoun. La seule loi respectée par les acteurs de ce marché est… le non-respect des lois ! Face à cette situation, une large campagne de démantèlement de panneaux publicitaires anarchiques a été lancée par les services communaux dès le mois d’avril dernier à travers plusieurs régions du pays. Cette action a touché l'ensemble des secteurs urbains et des quartiers de nombreuses communes. Ce sont des dizaines d'affiches publicitaires, de plaques et de panneaux de différentes formes et dimensions, installés illégalement et anarchiquement au niveau des différentes artères, ronds-points et d'autres endroits, qui défigurent le visage de la ville. Au lieu de payer par chèque les communes qui leur ont accordé ces marchés, les quelques entreprises versées dans l’affichage et la location d’espaces publicitaires proposent la mise en place gratuitement de tout le mobilier urbain. Certaines sociétés offrent à titre gratuit, disent-elles, des abribus, d’abris tramway, de panneaux, de kiosques (tabacs, fleuristes…), de toilettes publiques, de corbeilles, de bancs, de jardinières, voire de tout ce qui rend le quotidien d’un citoyen agréable dans une cité. En contrepartie de tous ces avantages, il ne demande que ces quelques espaces publicitaires qu’il propose aux annonceurs. Un marché que les P/APC ont conclu rapidement non sans afficher leur fierté d’avoir éliminé des dépenses supplémentaires aux fonds de la commune. Ces produits sont aujourd’hui considérés comme des facteurs-clés dans l’aménagement de l’espace public et la vie urbaine en Algérie. Cependant, ce type de transactions sème le doute dans la gestion des affaires des communes de par son manque de transparence flagrant. En conclusion, ce genre de marché permet à ces sociétés de gonfler à leur guise les prix des produits mis à la disposition des APC. Ce marché, faut-il le souligner, est évalué à 100 millions d’euros/an, dont 60% des parts reviennent à la wilaya d’Alger. Ignorant les lois régissant le créneau de la publicité, certains opérateurs ne se sont jamais acquittés des droits et taxes relatifs à l’utilisation des biens communaux ou de l’espace public. Le non-recouvrement des créances des espaces publicitaires a causé d'énormes préjudices financiers aux communes.


B. K.


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