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Anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures: place aux énergies renouvelables

©Zitari/Liberté

L’Algérie célèbre ce 24 février 2017 le 46ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures (décidée par l'ex-président Houari Boumediene). Une date rappelant la dépendance de l’économie algérienne de la rente pétrolière.

Pourtant, et selon les experts, l’économie du pays devrait se diversifier, et ce, malgré les résultats satisfaisants de l’accord de l’OPEP. Pour Mohammed Barkindo, secrétaire général de l'organisation "il était apparent que les réserves commerciales de l'OCDE ont commencé à reculer au quatrième trimestre de 2016". Et d'enchérir : "nous nous attendons à ce qu'elles continuent de baisser en 2017", s’est-il réjoui lors d'une conférence professionnelle de l’International Petroleum Week qui s'est déroulé récemment (du 21 au 23 février) à Londres.

La veille, soit le lundi 20 février, le service de communication du Centre national de l'informatique et des statistiques (CNIS) a fait savoir que l’ « Algérie a enregistré durant le mois de janvier 2017 un déficit commercial de 585 millions de dollars, contre 1,82 milliard de dollars à la même période de 2016, ce qui correspond à une baisse du déficit de 68% ». Cette diminution serait due au «redressement des cours pétroliers qui ont même dépassé les 55 dollars en janvier, les exportations des hydrocarbures, ayant représenté 94,11% du total des exportations, ont atteint 3,11 milliards USD contre 1,97 milliard USD à la même période de 2016, en hausse de 1,14 milliard USD (+58%) », comme expliqué dans le même rapport.

Parallèlement, l’Algérie a eu une moyenne de 69/100 en politique énergétique, selon le rapport RISE (Regulatory Indicators for Sustainable Energy), réalisé par la Banque Mondiale.

Cette dernière a attribué à l’Algérie un 100/100, pour sa politique d’accès à l’énergie, un 56/100 pour l’efficacité énergétique, et un 51/100 pour les énergies renouvelables.

© Capture d'écran du rapport de la Banque Mondiale

D’après le site du ministère de l’énergie, « l’Algérie dispose d'un des gisements solaires les plus élevés au monde », et elle a  « un régime de vent modéré (2 à  6 m/s) ».

Selon le même site, « ce potentiel énergétique convient parfaitement pour le pompage de l'eau particulièrement sur les Hauts Plateaux ».

© Ministère de l'énergie

L’Algérie dispose également d’un potentiel d'énergie géothermique. « Plus de deux cent (200) sources chaudes ont été inventoriées dans la partie Nord du Pays. Un tiers environ (33%) d'entre elles ont des températures supérieures à  45 °C. Il existe des sources à  hautes températures pouvant atteindre 118 °C à  Biskra ».

Le pays possède une capacité d'hydroélectrique, avec des quantités globales « estimées à  65 milliards de m3, mais finalement profitent peu au pays : nombre réduit de jours de précipitation, concentration sur des espaces limités, forte évaporation, évacuation rapide vers la mer ». On dénombre également 25 milliards de m3, dont environ 2/3 pour les ressources en surface, de ressources utiles et renouvelables.

Pour ce qui est de la biomasse, elle est divisée en deux parties. La première concerne la forêt, «avec un potentiel actuel évalué à environ 37 Millions de TEP (Tonnes équivalent pétrole). Le potentiel récupérable est de l'ordre  3,7 Millions de TEP. Le taux de récupération actuel est de l'ordre de 10% ».

Pour ce qui est du potentiel énergétique des déchets urbains et agricoles, il est évalué à « 5 millions de tonnes de déchets urbains et agricoles ne sont pas  recyclés.   Ce potentiel représente un gisement de l'ordre de 1.33 millions de Tep/an ».

Malgré le potentiel du territoire algérien, l’économie peine à sortir de la dépendance aux énergies fossiles, ne laissant qu’une petite place aux énergies renouvelables. C’est d’ailleurs ce que le Professeur émérite à l’école Polytechnique d’Alger, Chemss Eddine Chitour, ne cesse de l’expliquer dans ses nombreuses contributions à travers la presse. « L’économie de 10% des 50 millions de tonnes consommés annuellement en Algérie, sous forme de carburant et d’électricité, permettrait, de gagner cinq fois plus  que ce que nous essayons d’obtenir à l’OPEP », indiquait-il dans un de ses nombreux articles. Pour la part des énergies renouvelables en Algérie il a d’ailleurs insisté sur le fait de se poser « la question de savoir comment aller vers cette transition, sachant que le plus grand gisement de l’Algérie repose en premier lieu sur les économies d’énergie ».

Lire le Dossier de #LibertéVENDREDI" (CAP (ENP) /Rédaction Numérique de « Liberté »):

Pr Chitour : "le gaspillage est devenu un sport national"

D'une seconde indépendance à la principale dépendance

A quand la production du silicium en Algérie!

La récupération de l’énergie en question

 

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane

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