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Les étudiants ont marché hier à Tizi Ouzou

Appel à la dissolution des deux Chambres du Parlement

Les étudiants ont marché, hier, à Tizi Ouzou.© Samir Leslous/Liberté

La marche s’est ébranlée peu avant 12h, de l’entrée principale du campus Hasnaoua pour suivre l’itinéraire menant vers la place de L’Olivier via le boulevard Abane-Ramdane appelé communément la Grande-Rue.

Les étudiants de l’université de Tizi Ouzou ont réinvesti la rue, hier, à la faveur de l’appel à la mobilisation nationale de la communauté universitaire qui vient de reprendre, du moins officiellement, le chemin des campus après les vacances scolaires.
La grève de trois jours à laquelle avait appelé la fameuse coordination Cosyfop n’a, certes, pas permis une reprise normale des études à Tizi Ouzou, mais les étudiants étaient, tout de même, très nombreux à regagner, hier, les campus, juste pour participer à cette marche organisée le jour même de la désignation, par les deux Chambres, de Bensalah en remplacement de Bouteflika. C’est justement le départ de ce même Bensalah et, bien sûr, de toute la “issaba” qui a été exigé par les étudiants dont la marche s’est ébranlée peu avant 12h, comme à l’accoutumée, de l’entrée principale du campus Hasnaoua. La marche a ensuite suivi le même itinéraire menant vers la place de L’Olivier via le boulevard Abane-Ramdane appelé communément la Grande-Rue. “Système rayeh rayeh, eddi maâk Bensalah ou zid el-issaba”, “Système rayeh rayeh, eddi maâk Gaïd Salah”, “Enidhal enidhal hatta yaskout enidham”, “Djazayer horra dimoucratia”, “Anwi wigui, dh’Imazighen”, “Libérez l’Algérie” scandaient, entre autres, les étudiants tout au long de cette marche. 

Sur les banderoles déployées en tête de cette marche, on pouvait lire “Dissolution des deux Chambres, Sénat et APN, et du Conseil constitutionnel”, “Étudiants s’engagent, système dégage” et “Peuple solidaire. Non au régime militaire”. Sur d’autres pancartes, étaient écrits des slogans qui réaffirment avec détermination les revendications phare du mouvement populaire enclenché depuis le 22 février. “L’Algérie est une République, non une caserne”, “Système dégage”, “Pour une transition guidée par le peuple et non par le pouvoir”, “Ni État policier ni État intégriste. Pour un État de droit et une justice sociale”, “Un pays magnifique, un peuple pacifique, une révolution historique et un pouvoir diabolique”, “Le peuple avec l’armée, mais pas avec Gaïd Salah”. 
Toutefois, aucun incident n’a été enregistré durant toute cette marche qui a pris fin à 14h30 à la place de L’Olivier.
 

Samir LESLOUS


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