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Le PAD solidaire avec le RCD

“Appel à l’unité pour défendre le pluralisme politique”

Les membres du Pacte pour l’alternative démocratique en conclave. © Archives Liberté

Le PAD déplore le fait que toutes ses activités et actions publiques soient “frappées du sceau de l’interdiction depuis sa constitution le 26 juin 2019”.

Les forces composant le Pacte pour l’alternative démocratique (PAD) sont plus que jamais solidaires avec leur partenaire, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui a fait l’objet, il y a une semaine, d’une menace de dissolution  pure  et  simple  du  ministère  de  l’Intérieur  et  des   Collectivités   locales.  “Les  forces  du  PAD  assurent  au  RCD  leur totale solidarité face à la   dérive  qui  le  cible,  le  menaçant  de  dissolution  pour  ses   activités  et positions politiques.

Elles appellent à l’unité la plus large en défense du pluralisme politique et des libertés démocratiques  sans  lesquels  aucune possibilité  de  changement démocratique du système  n’est  possible”, a indiqué dans un communiqué sanctionnant sa réunion tenue hier à Alger, sans toutefois en préciser le lieu exact.

Et d’ajouter : “Pour les forces du PAD engagées pour la consécration de la souveraineté populaire, cela passe par  le  respect des pluralismes et  de la démocratie  politique. Elles  considèrent  intolérables  toute  atteinte  au pluralisme politique.”

L’union  sacrée  des forces démocratiques  est  d’autant  plus  nécessaire  que  les  libertés  démocratiques  (droit  à  l’organisation,  droits  de  manifestation pacifique, de réunion, de liberté de presse, d’opinion…) sont, aux yeux des animateurs du PAD, “remises en cause” par les “pratiques” d’un système qui, s’offusquent-ils, “vient de franchir le Rubicon en s’attaquant une nouvelle fois au pluralisme politique chèrement acquis par des décennies de lutte contre le système du parti unique”.

Preuve que le pluralisme politique est menacé ? Le PAD déplore le fait que toutes ses activités et actions publiques sont “frappées du sceau de l’interdiction depuis sa constitution le 26 juin 2019” et “les diverses pressions intolérables” auxquelles il est soumis.

Ne s’arrêtant pas là, les  partis  composant  ce  conglomérat se sont insurgés contre “les arrestations/emprisonnements de militants politiques et d’activistes de la révolution du 22 Février” qui, se sont-ils  encore  alarmés, “se comptent par centaines dans tout le  pays, atteignant,  ces  derniers  mois, une ampleur sans précédent”.

“Le pouvoir continue de criminaliser l’action politique et citoyenne qui rejette la normalisation violente en vigueur”, a asséné  le  PAD. De l’avis de celui-ci, le pouvoir en place est “contre la volonté de changement radical exprimée par la majorité du peuple algérien depuis 18 mois”, confirmant ainsi “sa volonté de maintenir  le  système  par  l’usage  de  tous  les  moyens  antidémocratiques”.

Tout en réclamant “la libération de tous les détenus politiques et d’opinion et la levée de toutes les restrictions aux droits qui touchent nombre d’ex-détenus”, ainsi  que  leur  réhabilitation  politique  et  juridique, les  forces  du  PAD  ont exigé “l’arrêt  de  la  répression  et  des  atteintes aux libertés fondamentales”, ainsi que “le strict  respect  de l’exercice  des  libertés démocratiques, du pluralisme  politique, de  l’ouverture du champ politique et médiatique (…)”.

Loin  d’être  découragés   par  l’adversité   à  laquelle  ils  font  face, les  partis composant le PAD ont assuré  qu’“ils  continueront  à  agir pour une transition démocratique   autonome  de  toute  tutelle  du  régime  initiée  par  une conférence nationale  indépendante  en  vue  d'un  processus  constituant  souverain débouchant sur le départ du système”.

En outre, les forces du PAD ont exprimé  à  nouveau  “leur solidarité avec les personnels soignants qui bravent les dangers et exposent leur vie et celle de leur famille en  faisant  face  à  la  fulgurante  propagation  de  la pandémie de Covid-19 dans des conditions de travail et de prise en charge des malades qui ne cessent de se dégrader”.
 

Arab C.