A la une / Actualité

Sidi Bel-Abbès

Appel pour la libération des détenus politiques et d’opinion

Fidèles à leur engagement et déterminés plus que jamais à ne pas baisser les bras, comme ce fut le cas lors des quinze mardis précédents, les étudiants des différentes facultés de l’université Djilali-Liabès, accompagnés de leurs professeurs, quoique très peu nombreux surtout en raison des examens et des soutenances de thèses, sont sortis hier dans la rue pour exiger le changement du système politique en place et la libération des détenus politiques et d’opinion.

En effet, les dizaines d’étudiants manifestants, qui se sont d’abord regroupés à la faculté centrale du quartier Larbi Ben-M’hidi avant d’entamer leur marche en arpentant les principales artères de la ville, n’ont cessé de scander à l’unisson des slogans hostiles au système en place. “Système, Bensalah, Bedoui dégagez !”, “FLN, RND dégagez !”, “Le vote a été pris par le vent”, “Yatnehaw gaâ”, “Le pouvoir revient au peuple” et “Silmiya silmiya”, ont-ils scandé. Aussi, les marcheurs ont brandi des banderoles et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : “Technocrates, où êtes-vous ? L’Algérie a besoin de vous”, “Pas de dialogue avec les gangs” et “Klitou lebled ya sarakine”. 

Arrivés au centre-ville, la procession a marqué une halte devant le parvis du tribunal donnant sur la place du 1er-Novembre-1954, où des appels ont été lancés pour la libération des détenus politiques et d’opinion et pour lesquels, selon un professeur universitaire qui s’est confié à Liberté, “nous allons lancer une campagne de signature d’une pétition pour la libération sans exclusion aucune de tous les détenus politiques et d’opinion, notamment le militant des droits de l'Homme Hadj Ghermoul, condamné à la prison ferme. Donc, cette pétition, une fois signée par le maximum d’étudiants et d’enseignants universitaires, sera déposée lors de la prochaine marche au tribunal de Sidi Bel-Abbès”. La marche de ce 16e mardi s’est déroulée comme d’habitude dans le calme et la sérénité, sous une surveillance discrète des éléments du service de l’ordre.
 

A. BOUSMAHA