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Généraux, journalistes, artistes et blogueurs

Arrestations-libérations : quels tenants ?


Des généraux, des journalistes, des artistes, des sportifs et des blogueurs ont été arrêtés, emprisonnés puis relâchés, entre octobre et novembre. Les dossiers constitués contre les prévenus n’étant, généralement, pas fondés, voire “vides”, pour reprendre l’expression utilisée par leur défense, il y a tout lieu de s’interroger sur les tenants et aboutissants de la vague d’arrestations opérées et celle des librations qui s’en sont suivies. Si l’on peut expliquer l’arrestation des cinq généraux, même gravement accusés d’“enrichissement illégal et abus de poste”, par un règlement de comptes au sommet de l’État et/ou par les tiraillements politiques à l’approche de la présidentielle de 2019, il est, en revanche, difficile de mettre en avant ces mêmes causes s’agissant de l’arrestation des journalistes et des autres. Ne pouvant procéder d’un acharnement gratuit, l’arrestation de ces derniers relèverait plutôt de l’intimidation. La manière avec laquelle la justice a expédié les procès successifs des accusés renseigne, on ne peut plus clairement, sur l’embarras du pouvoir par ces affaires devenues politiquement “encombrantes”. Officiellement, les chefs d’inculpation retenus contre la majorité des prévenus sont liés à la “diffamation et atteinte à la vie privée”, et au “chantage et extorsion de fonds”, contre d’autres.
Ce qui ne nécessite pas normalement l’emprisonnement des accusés notamment les journalistes qui, au pire, devraient être poursuivis pour délits de presse, du reste dépénalisés depuis plusieurs années. Néanmoins, toutes ces affaires, ou presque, seraient dictées par les relations qu’entretiendraient les accusés avec le cybermilitant Amir DZ, exilé en Europe, dont les diatribes hostiles aux pouvoir, régulièrement publiées sur sa célèbre page Facebook,  incommodent les décideurs. Pour bien des observateurs, la vague des arrestations trahit une certaine volonté de faire peur au peuple à la veille de la très controversée échéance de l’élection présidentielle d’avril 2019.


Farid Abdeladim

 



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