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Au rythme de “one, two, three, viva l’Algérie”


En une fraction de seconde, cet instant où l’arbitre de la finale de la CAN-2019 a porté son sifflet à la bouche pour siffler la fin du match, et ce furent des milliers de corps et de visages crispés, des mains moites, des poitrines oppressées, qui se sont libérés ensemble d’un seul coup, faisant basculer Oran dans une autre dimension.
De toutes parts et jusqu’au moindre petit recoin de la wilaya d’Oran, les milliers de supporters oranais ont exulté, laissant enfin éclater leur joie incommensurable pour ce sacre de l’équipe nationale de football. Hurlements, les “One, two, three, viva l’Algérie”, les fumigènes, les feux d’artifice, les klaxons, les vuvuzelas, les youyous stridents ont retenti sans fin, éclairant la nuit et faisant vibrer jusqu’aux façades de verre des tours sur la frange marine. Devant les écrans géants, que ce soit celui de l’esplanade de Sidi M’hamed, du Jardin méditerranéen ou à El-Barki, les réactions furent les mêmes, les spectateurs, jeunes et moins jeunes, beaucoup en famille, des enfants, ou entre amis, sont souvent tombés dans les bras les uns des autres, sans se connaître, unis dans une liesse débordante, explosive. Une réaction, un sentiment exacerbé, pour ce second sacre des Fennecs, tant espéré, tant attendu, allant bien au-delà du simple fait sportif. Des fervents partisans des Verts qui, quelques heures plus tôt, avaient animé la 22e marche du hirak, il y en avait des milliers à Oran, embrassant le drapeau, le brandissant, sautant, courant comme des possédés, dans un état second parfois. “Cela fait 29 ans qu’on attendait ce sacre, en plus, il intervient aujourd’hui en plein hirak, que voulez-vous de plus, c’est magnifique !...”, lâche Mohamed, torse nu, se jetant sur ses copains, faisant tournoyer au-dessus de la tête son maillot de l’équipe nationale au numéro 7. Les femmes n’étaient pas en reste, puisqu’en poussant des youyous, elles ont laissé éclater leur joie sans retenue. “Merci, merci les Verts, on vous adore !... Vous nous avez rendues fières”, nous dit Fatma, qui tient son petit dernier dans les bras. Autour, les jeunes n’en pouvaient plus de sauter, de hurler, certains ne rataient pas l’occasion de reprendre le fameux “Yethnahaw gaâ”. 
La fête, les manifestations de joie ont continué jusqu’à l’aube. Malheureusement, au milieu de cette nuit de joie, des bandes de voyous en ont profité pour agresser de simples citoyens, sur le front de mer et dans des ruelles.

 

D. Loukil 



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