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A la une / Actualité

En dépit de l’augmentation de la production

Aviculture : le marché a besoin de régulation

Le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi, hier, lors de la journée d’étude dédiée à la filière viande blanche. ©Yahia/Liberté

Le ministère de l’Agriculture veut créer toutes les conditions nécessaires à même de rendre le poulet accessible aux Algériens aux revenus moyens. Le département d’Abdelkader Bouazghi s’attelle, dans ce sens, à assurer une meilleure disponibilité des viandes blanches sur le marché et à des prix abordables, notamment lors des occasions de grande consommation. La récente flambée des prix durant la période d’avant et après la fête de l’Aïd semble ne pas être du goût du ministre qui a aussitôt réclamé l’accélération de la structuration et la réorganisation de la filière avicole.
D’où l’installation récemment du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa). Cette structure aura à trouver ainsi les solutions aux différents problèmes soulevés par les producteurs et les divers écueils qui bloquent l’essor de la filière. Pour M. Bouazghi, des efforts supplémentaires doivent être consentis afin d’améliorer la productivité en termes d’élevage par l’acquisition des équipements et du matériel nécessaires.  Outre la régulation du marché, il est attendu de la part des responsables de la filière de renforcer le système Syrpalac et d’assurer le contrôle sanitaire et la protection du consommateur. Il est également question de mettre un terme aux tueries clandestines et de construire des abattoirs spécialisés contrôlés par les autorités compétentes. L’autre contrainte soulevée a trait aux prix volatiles des matières premières à l’international dont 90% sont importées par les aviculteurs.  Ces derniers demandent aussi une meilleure disponibilité des vaccins contre les pathologies qui ciblent leur produit et une exonération de la TVA sur toutes les matières entrant dans la production de la volaille. Néanmoins, l’aviculture a enregistré depuis quelques années un développement considérable. Ainsi, la valeur de la production nationale de viande blanche a atteint 155,5 milliards de DA en 2017. Le ministre, qui est intervenu hier, lors d’une journée d’étude sur la filière, a indiqué que la valeur de la production de viande blanche est passée de 54,8 milliards de DA en 2009 à 155,5 milliards de DA en 2017, soit une progression de 184%.  Ce qui représente une contribution à hauteur de 5% de la production agricole nationale globale. La production de viande blanche est passée, en 2009, de 2,092 à 5,3 millions de quintaux (qx) en 2017, soit une progression de 153%.
L’élevage et la production de viande blanche se font, faut-il le préciser, à travers 1 322 communes au niveau national. Le ministre affirme toutefois qu’un tiers (1,6 million de qx) de la production nationale est réalisé dans seulement 4 wilayas, à savoir Batna, Sétif, Bouira et Médéa. Durant les dix dernières années, la production avicole a enregistré un progrès de 10,3% dans la filière viandes blanches et 6,2% des œufs destinés à la consommation.
De tels résultats ont permis à l’Algérie, a souligné Abdelkader Bouazghi, d’arrêter les importations des viandes blanches.
Il a rappelé, en revanche, que notre pays exporte quelques produits, à savoir les œufs de consommation et les pattes de poules, vers le Qatar, la Chine et le Vietnam. M. Bouazghi a précisé aussi que la valeur des importations des différents produits alimentaires pour la filière avicole a connu une baisse remarquable durant les trois dernières années, soit moins de 25%. Il est à noter que le secteur avicole emploie aujourd’hui environ 500 000 personnes et 30 000 éleveurs.

B. K.


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