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LES POUVOIRS PUBLICS ONT MOBILISÉ DE GROS MOYENS

Bac 2018 : un examen sous haute sécurité

Les services de sécurité à pied d’œuvre pour la sécurisation des lieux d’examen. ©D. R.

À J-1 de cet examen national, les services de sécurité ont entamé un travail de coordination avec les autorités compétentes pour assurer le bon déroulement des épreuves du baccalauréat.

Les centres d’examen du baccalauréat ont été investis, hier, par les services de sécurité à travers les 48 wilayas du pays. Selon nos sources, le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel, a instruit ses états-majors pour occuper les lieux à J-1 du bac, notamment en procédant au verrouillage des centres et à la sécurisation, de jour comme de nuit, de leurs alentours jusqu’au dernier jour de ces épreuves placées sous haute surveillance sécuritaire.
Dès hier matin, les unités territoriales de la DGSN ont déployé plus de 18 000 policiers, en plus des policiers stagiaires appelés à renforcer les dispositifs pour la régulation de la circulation routière, les patrouilles pédestres et motorisées, l’escorte des colis contenant les sujets du baccalauréat et la surveillance en continue des centres de correction et de conservation. Et pour parer aux dérapages et aux fuites des sujets, les cellules de veille informatique de la DGSN ont d’ores et déjà été installées pour traquer les fraudeurs et autres malfaiteurs qui pourraient, encore une fois, déstabiliser les lycéens via les blogs, les réseaux sociaux et les sites Internet dédiés. “Rien n’est laissé au hasard. Nous allons mettre une forte pression sur les fraudeurs, sécuriser les lieux et déployer de gros moyens pour assurer, de jour comme de nuit, le bon déroulement des épreuves de cet examen national. En plus des dispositifs en surface chargés de fluidifier la circulation et d’éviter les stationnements anarchiques, des dispositifs en immersion sont prévus pour parer à tout acte malveillant. Tous les itinéraires seront soumis à un contrôle rigoureux et à une surveillance accrue, notamment via les caméras de surveillance”, a indiqué notre source, affirmant qu’un travail colossal se fait actuellement sur la Toile du Web où les cyberpoliciers sont chargés d’intercepter chaque information liée à ce sujet.
“Les cyberpoliciers mobilisés par la DGSN sont aguerris à ce genre d’opération. Ils surveilleront de près toute tentative de triche, de fuite et de diffusion de sujets”, explique encore notre interlocuteur, révélant que “les pouvoirs publics ont pris toutes les dispositions pour que cet examen national ne soit pas entaché d’irrégularités et de triche”. Selon la même source, ce plan spécifique devra toucher plus de 2 100 centres d’examen en zones urbaine et suburbaine, 14 centres de collecte, 70 centres de correction, 2 centres d’impression, 66 centres de conservation des copies et l’ensemble des itinéraires pour sécuriser également les candidats et des centres avancés de conservation des sujets.
De même, les services de la Gendarmerie nationale ont déployé leurs unités territoriales et des cellules de veille informatique pour contribuer à la sécurisation de cet examen national à travers les zones rurales.
Hier matin, un travail de coordination a été entamé avec les académies de l’éducation des 48 wilayas territorialement compétentes, les chefs de centre, de collecte des sujets, de l’impression, de correction et de conservation des copies. “Au-delà des efforts déployés par les pouvoirs publics et les services de sécurité, les parents d’élèves doivent également s’impliquer, car il y va de l’avenir de leurs progénitures”, estime notre interlocuteur.
Pour rappel, pas moins de 200 cas de fraude avérée ont été enregistrés, en 2017, durant les épreuves du baccalauréat. Localisés grâce aux réquisitions délivrées par la justice, plusieurs mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt. Raison pour laquelle, le ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique a été mis à contribution, dans le cadre d’une commission intersectorielle, pour verrouiller, durant des horaires indiqués, les accès aux réseaux sociaux, notamment Facebook, et aux blogs qui proposeraient aux candidats des sujets, quand bien même ces derniers seraient des faux.

FARID BELGACEM


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