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A la une / Actualité

Création et développement de Microentreprises

Beaucoup reste à faire

Le volume de microcrédits attribués à de jeunes promoteurs entre 2005 et 2017 s’est établi à 50 milliards de dinars. Ces crédits fournis dans le cadre des activités de l’Agence nationale de gestion des microcrédits (Angem), 800 001 personnes en ont bénéficié. Ils ont permis de créer plus d’un million d’emplois.
Ces indications ont été fournies hier, à Alger, par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, à l’occasion de l’inauguration du Salon de la micro-activité, une manifestation qui a drainé du monde, puisque pas moins de 103 exposants y ont pris part. Ces chiffres masquent les difficultés à maintenir en vie une microentreprise. L’affluence n’est pas synonyme de réussite pour toutes les microentreprises présentes à ce salon.
Certaines microentreprises sont vraiment performantes, d’autres, se débattant dans des problèmes, le sont beaucoup moins. Sahli Mohamed a lancé depuis quelques années l’activité de vannerie. Et il en connaît un bout. Rencontré dans les allées du salon, il nous explique que nos produits sont de qualité, et notre carnet de commandes est bien garni.
Un bémol, cependant, la matière importée d’Indonésie pose problème, parce qu’il est difficile de se la procurer. Nesserine Haddadou baigne, elle, dans la création graphique, maniant l’impression numérique et l’offset. Elle se fait toutefois du souci au sujet des marchés, elle n’arrive pas à en avoir comme elle le souhaite. Ainsi, sur le papier, les gouvernements successifs affirment la générosité de l’État-providence, apportant soutien et aide à la lutte contre le chômage par le microcrédit, ou encore l’extension de l’exonération d’impôt sur le revenu global (IRG) accordée aux bénéficiaires des microcrédits émargeant à l’Agence nationale de gestion des microcrédits (Angem).
L’État appuie, également, les garanties que présente la Caisse de garantie aux crédits d’investissements dans les petites et moyennes entreprises (PME), et ce, dans le  but de stimuler le développement des petites et moyennes entreprises.

50 milliards de dinars attribués en 12 ans !
Dans la pratique, il reste beaucoup à faire en matière de création et de développement des petites entreprises. Et la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme le savait. Elle a déclaré que l’agence doit aller au-delà de l’octroi de crédits, et qu’elle doit former les jeunes et leur apporter conseil et expertises.
Elle a ajouté également que l’Angem met à la disposition de ces jeunes entrepreneurs son portail web pour la promotion de leurs produits et une meilleure écoute de leurs préoccupations. Jusqu’à une période récente, la formalisation des petites entreprises était un casse-tête majeur, alors que de jeunes entrepreneurs demandaient un peu de bon sens, souhaitant que soient simplifiées les exigences réglementaires, légales et administratives pour la création de sociétés.
Cela a relativement changé et les jeunes s’en plaignent beaucoup moins, explique-t-on. Et quid du compte d’affectation spéciale numéro 302-117 intitulé “Fonds national de soutien au microcrédit”?  Le décret exécutif numéro 16-218 du 11 août 2016 modifiant le décret exécutif numéro 05-414 du 25 octobre 2005 fixant les modalités de fonctionnement du compte d’affectation spéciale numéro 302-117 intitulé “Fonds national de soutien au microcrédit” a déjà été publié au Journal officiel.
Seulement, de nombreux jeunes promoteurs présents à ce salon, n’en ont jamais entendu parler. Faute de communication adéquate !

Y. S.


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